6 juillet 2009
Samedi, associations d'anciens combattants, élus et représentants de la force de l'ordre étaient en forêt de Loudéac pour entretenir le souvenir de ce fait de guerre.
«Ce fut un coup terrible porté à la Résistance en Bretagne», a rappelé samedi Gérard Huet, lors de la commémoration du massacre de la Porcherie. C'était le 4juillet 1944. Sept membres des Forces françaises de l'Intérieur (F.F.I) tombaient sous les balles des soldats allemands, au lieu-dit La Porcherie, en lisière de la forêt de Loudéac.
Une trentaine de maquisards
À l'époque, ce sont les époux Jean et Jeanne Le Pessec qui tiennent cette exploitation agricole. Jean, leur fils, était dans la ferme voisine. Il a entendu l'attaque, les coups de canon et la fusillade. Une de ses jeunes soeurs avait été blessée. «Dans l'un des bâtiments, une trentaine de maquisards se cachaient et se préparaient, témoigne Jean Le Pessec. C'est pour cela que l'armée allemande a attaqué.» Les soldats Georges Coupeaux, Maurice Farines, Joseph Latimier, André Jouet, René Le Bellec, Georges Paumier et Roland Bernard n'y ont pas réchappé. Samedi, devant la stèle qui leur rend hommage, une trentaine de personnes s'est recueillie.
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