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Morbihan

L'Armor à Sons. Vivement l'année prochaine

6 juillet 2009

Mis sur pied en un temps record par une bande de jeunes audacieux, l'Armor à Sons de Bobital (22) a réussi son pari. Avec un peu plus de 8.000 entrées, une organisation sans faille, le festival est déjà au programme de 2010.

Du coffre pour un rock endiablé distillé par Les Guingampais de The Craftmen Club. Photos P.L.

«Après une telle soirée, il ne peut pas ne rien se passer», annonce sans détour le président Ludovic Thoraval, du haut de ses 23 ans. «Nous sommes sur un nuage. L'affluence est là, les artistes sont très contents de l'accueil qui leur a été réservé et j'aimerais ajouter que la sécurité a été exemplaire. En plus, quand je vois, dès ce matin (hier), les nombreux bénévoles déjà à l'oeuvre, on ne peut être que satisfaits. C'est nickel!».

En avant les Guingampais!

Une première réussie avec mention, pour cette équipe de jeunes trublions tout juste sortis de leurs chères études. Le public aura lui, apprécié le charme de Grégoire, les «hystéries collectives» de Superbus et découvert avec un certain bonheur la soul «made in Tennessee» de Shaolin Temple Defenders et la voix rugissante de son chanteur affectueusement surnommé «Lelion de Bordeaux» ou bien le rock déménageur de The Craftmen Club. Du lourd, du très lourd distillé par le groupe guingampais, capable de faire frémir les élégantes rouflaquettes de son chanteur-guitariste en même temps que réveiller les premiers endormis dans une nuit tombée. Malgré l'indéniable succès, un changement dans l'organigramme actuel n'est pas à exclure pour la prochaine édition. «Il faudra se reposer, débriefer et bien réfléchir mais quoi qu'il arrive, je resterais proche du festival».





Sur deux deux jours l'an prochain?

Pourtant, les projets ne manquent pas dans les têtes, pourtant embrumées par une très courte nuit de sommeil, du duo Ludo Thoraval et Laurent Gouranton, son vice-président. «Il n'est pas improbable de passer sur deux jours. Côté scène, il faut explorer tous les univers musicaux. Nous avons par exemple de très bons groupes de metal en France, malheureusement contraints de se produire à l'étranger pour exister. Un artiste comme Julien Doré peut également très bien faire partie de la prochaine affiche du festival...». Laissons le soin à ces jeunes gens de digérer l'événement pour retrouver rapidement un bel appétit et concocter à son fidèle public une jolie carte gourmande.

  • Patrick Leblanc

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