6 juillet 2009
Des affrontements ont éclaté hier au Honduras devant l'aéroport international entre les partisans du président destitué et les militaires faisant au moins un mort et plusieurs blessés par balles. Quelque 30.000 personnes espéraient accueillir Manuel Zelaya, qui avaient annoncé son retour «pour la mi-journée» (la nuit dernière, heure française). Ils ont été stoppés aux abords de l'aéroport par un cordon de plusieurs centaines de policiers. Le nouveau gouvernement du Honduras a interdit l'atterrissage de l'avion de Zelaya, mobilisant des militaires à l'aéroport. L'avion a reçu l'ordre de se diriger vers le Salvador. Pour autant, Zelaya compte bien se poser au Honduras. Hier, il avait quitté les Etats-Unis pour le Honduras. Poursuivi pour «haute trahison», il reste sous la menace d'une arrestation «dès qu'il posera le pied au Honduras», a répété l'armée. Au pouvoir depuis 2006, Zelaya a été renversé pour avoir tenté d'organiser une consultation populaire sur la possibilité de briguer un second mandat, démarche déclarée illégale par la Cour suprême.
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