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France

Hénin-Beaumont. Le nouveau fief du Front National ?

5 juillet 2009

C'est le grand jour. Les électeurs d'Hénin-Beaumont doivent désormais trancher. A qui vont-ils confier leur ville ? Au candidat divers gauche, Daniel Duquenne, ou au candidat Front National, Steeve Briois, et à son bras droit Marine Le Pen. Réponse ce soir.

Photo EPA

Après Orange, Vitrolles, Marignane et Toulon, Hénin-Beaumont pourrait à son tour faire l'expérience du Front National. Le candidat du parti d'extrême-droite, Steeve Briois, soutenu par Marine Le Pen, est arrivé largement en tête du premier tour de cette élection municipale partielle avec 39,3 % des suffrages. Contre 20,2 % pour son adversaire de gauche, Daniel Duquenne.

Un "front républicain"
Depuis l'annonce du résultat, un "front républicain" s'est levé contre l'hypothèse d'une percée du Front National. Politiques de gauche comme de droite ont appelé à voter contre Steeve Briois. Ces soutiens joueront-ils un rôle dans le scrutin ? Réponse ce soir. Pour le moment, Daniel Duquenne est "confiant" : "La pression est énorme puisque j'ai en face de moi le Front national avec Marine Le Pen, mais je pense que le réflexe républicain va jouer à fond". "On ne va pas vendre la peau de l'ours, mais on part avec de bonnes chances", estime Steeve Briois tandis que Marine Le Pen évoque un "combat difficile".

Tous les regards fixés sur une ville de 26.000 habitants
Le FN a centré sa campagne sur le thème de la lutte contre la corruption, dans cette ville de 26.000 habitants lourdement frappée par le chômage (19%) où la gauche s'est déchirée avant le premier tour pour tenter de se débarrasser de "l'héritage Dalongeville". L'élection a été convoquée suite à la révocation du maire PS Gérard Dalongeville (élu en 2001 puis réélu en 2008), mis en examen et écroué début avril dans le cadre d'une enquête sur un système de fausses factures impliquant des entrepreneurs locaux pour un préjudice qui pourrait atteindre, pour la seule période allant de 2006 à 2008, 4 millions d'euros.

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