5 juillet 2009
Répondant à l'appel de quatre associations de quartier d'Ergué-Armel, 70 personnes se sont rassemblées hier matin, devant la mairie annexe d'Ergué-Armel pour protester contre le projet de déchèterie à Kergonan.
Une nuisance de plus. Pour les habitants des quartiers du Petit-Guélen, Grand-Guélen et Kergonan, opposés au projet de transfert de la déchèterie de Kerjéquel à Kergonan, la coupe est pleine.
Trop de nuisances
«Avant, le quartier du Petit-Guélen était calme», se souviennent trois riveraines présentes hier matin, devant la mairie annexe d'Ergué-Armel. Pour elles c'est clair, l'ouverture de la déchetterie ne fera qu'aggraver une situation jugée déjà limite. «Nous subissons les nuisances olfactives de l'abattoir, la proximité de la voie express au revêtement bruyant, la présence de Doux et de motos qui viennent faire des essais dans le quartier. Il y a aussi les goélands qu'il faut supporter. En semaine, il y a beaucoup de circulation et le week-end, on apprécie le calme. Le quartier est très bruyant car placé près d'une zone industrielle». Marie-Claire est, elle, encore plus vindicative. «Contrairement à nous, ceux qui ont acheté un terrain près de Kerjéquel savaient qu'il y avait une déchèterie. Le prix des terrains était dérisoire. Certains ont voulu faire une bonne affaire. Selon mon notaire, si le projet voit le jour à Kergonan, il faut s'attendre à une baisse de 30% de la valeur de nos maisons».
Augmentation du trafic
Les responsables des quatre associations de quartier d'Ergué-Armel, Kergonan, Petit-Guélen, Grand-Guélen et Charles-Le Goffic, n'entendent pas baisser les bras. «L'arrivée de cette déchèterie va multiplier les nuisances. Il y aura des odeurs supplémentaires provenant de la station de compostage avec la fermentation des déchets verts. Cela va aussi accroître le trafic et le nombre de kilomètres parcourus par les Armélois pour se rendre à cette nouvelle déchèterie excentrée. Cela va accroître les émissions de CO2, c'est contraire aux directives prises par le gouvernement sur l'environnement», insiste Jean-Yves Picard, président de l'association du Petit-Guélen.
Enquête publique close le 8juillet
Les opposants protestent aussi contre le déroulement de l'enquête publique. Jean-Yves Picard considère ainsi qu'elle «est faite en catimini. Quatre panneaux seulement ont été installés dans des endroits peu fréquentés. En plus, il faut se rendre à la mairie centre au lieu de la mairie annexe d'Ergué-Armel». Il préconise donc le lancement d'une étude complémentaire. «On sait bien que personne ne veut de ce projet de déchèterie. Mais je pense que si la ville de Quimper avait voulu aménager l'accès à Kerjéquel, il était possible de la maintenir à cet endroit. En 2007, 1MEUR ont été investis à Kerjéquel pour la mise aux normes. À cette époque, tout était encore possible». Tandis qu'elles faisaient circuler une pétition, les quatre associations ont aussi rappelé que les Armélois ont jusqu'au 8juillet inclus pour faire part de leurs observations sur le registre de l'enquête publique disponible en mairie centre.
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