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Concarneau

Busco. À son tour, Le Cabellou refuse les nouveaux tracés

4 juillet 2009

Nouvelle fronde jeudi soir contre les horaires de Busco, ceux de septembre cette fois, lors du conseil de quartier du Cabellou-Douric sud. Pour calmer la grogne, une nouvelle rencontre est prévue mardi.

La salle de l'Abri du marin s'est vite avérée trop petite pour accueillir le public venu nombreux.

«J'espère que ce n'est pas le seul fait de l'effet Busco», a lancé Laëtitia Le Port, adjointe à la citoyenneté à l'adresse du très nombreux public venu assister au conseil de quartier du Cabellou-Douric sud. C'est pourtant bien les modifications apportées au réseau de bus, celles en vigueur depuis hier, mais aussi celles qui seront effectives septembre, qui ont attiré autant de monde à l'Abri du marin.

Des représentants d'autres quartiers

L'assistance n'était d'ailleurs pas exclusivement composée de résidants des quartiers concernés par ce conseil extraordinaire. Les présidents des autres conseils, mais aussi des Beuzécois étaient présents dans la salle qui s'est vite avérée trop petite. Face à l'assistance, Philippe Le Coz a expliqué la démarche du Sivu. Comme il le fait régulièrement depuis plus de deux semaines, il a rappelé que ces nouveaux réseaux étaient à l'étude depuis presque deux ans. Un dossier ouvert par son prédécesseur, mais dont il dit assumer la validation finale. Philippe Le Coz a, à nouveau, reconnu le manque de concertation autour de cette opération dont la finalité est «d'essayer de renforcer les lignes fortes au détriment de l'urbanisation diffuse».

Petit accrochage entre élus

Il commence à en avoir l'habitude, le président du Sivu a essuyé les réprobations de l'assistance. L'occasion pour lui de préciser que la municipalité concarnoise avait participé aux dernières négociations avec Keolis (dont dépend Busco, la dénomination commerciale), au moment de l'attribution du marché. «Laëtitia Le Port est d'ailleurs membre du comité syndical, elle était associée à ce dossier». Réponse cinglante de l'intéressée: «Je me suis abstenue, je ne suis en rien associée à toi». Et l'adjointe d'annoncer, qu'à l'initiative du maire, une réunion «destinée à organiser une concertation et revoir l'organisation» est programmée mardi «Ce ne sert à rien de promettre des choses qui ne pourront pas être tenues» rétorque sèchement le président Le Coz. Nouveau signe que «l'affaire» Busco s'est positionnée sur un autre terrain. Celui du conflit qui oppose l'ex-adjoint à la municipalité qui lui a retiré ses délégations. Une fois passé le petit accrochage. Les débats reprennent, toujours aussi houleux. Au président du Sivu qui souhaite que soit testé le service de transport à la demande, la salle répond par la négative. «On veut nos bus, que ça revienne comme avant, point!» crie Christian Dayou.

Inciter à prendre le bus

«Mais que fait la ville pour inciter à prendre le bus, rien!» lance un auditeur. «Il est vrai que tout le monde foit faire des efforts» rebondit Yves Le Gall. «Les premiers responsables ce sont les non-utilisateurs» renchérit un participant. Le débat change alors de ton. Une partie de la salle se dit prête à montrer l'exemple en empruntant les transports en commun.

Renégociation du contrat possible?

Des voyageurs potentiels dont la prise de conscience ne justifiera sans doute pas de faire marche arrière. «Une négociation sur le contrat est encore possible» affirme Laëtitia Le Port qui préconise de reporter les modifications. «Je ne suis pas contre un moratoire mais un contrat a été signé, il faut à présent savoir quelles seront les incidences financières s'il est dénoncé» conclut Philippe Le Coz. Face au groupe Keolis, les voix de la municipalité et des usagers en colère pèseront-elles suffisamment pour faire pencher la balance? Réponse mardi.

  • Stéphane Cariou

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