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Saint-Brieuc ville

Pôle espoir. Formés pour devenir pros

4 juillet 2009

Dans son bureau trônent les maillots milanais et rennais de Gourcuff et Danzé, joueurs passés par le pôle espoir de Ploufragan. Patrick Papin, directeur de la structure, forme des jeunes de 13à15 ans dans l'optique qu'ils intègrent lescentre de formation. Etçamarche.

Patrick Papin, directeur du pôle espoir depuis 1997, reste fier de la réussite de ses anciens pensionnaires.



Le Télégramme: Ces maillots de Yoann Gourcuff et de Romain Danzé, ça représente quoi pour vous?
Patrick Papin: «Les jeunes qui passent chez nous et deviennent pros viennent me voir, m'appellent au téléphone. C'est ma récompense».

Vous êtes le directeur du pôle espoir de Ploufragan depuis sa création en 1997. Quel est l'objectif de la structure?
«Ce sont des objectifs de formation technique et tactique. Une semaine normale, c'est dix heures d'entraînement auxquelles il faut ajouter les cours au collège de Ploufragan. Après deux années chez nous, l'objectif est de placer nos jeunes dans les centres de formation des clubs pros. D'ailleurs, cette année, ils sont 13 sur 15 à avoir atteint cet objectif».

C'est quoi une séance d'entraînement type?
«Il y a bien sûr le travail avec ballon, mais aussi des étirements, des échanges pour savoir comment ils ont vécu la séance. Il y a une vraie réflexion sur l'entraînement».

Et la scolarité?
«Elle est normale. En revanche, à partir du moment où ils sont chez nous, nous sommes très exigeants avec leur travail. D'ailleurs, depuis que le pôle existe, nous n'avons pas connu l'échec scolaire».

Quels sont les problèmes que vous rencontrez avecdes adolescents de13à 15ans?
«Il faut être vigilant sur le pic de croissance qu'ils connaissent à cet âge-là. D'ailleurs, nous avons un staff médical important avec un kiné, un podologue et un médecin du sport. C'est aussi pour eux la première coupure avec le milieu familial. Pour ça, nous avons également un psychologue».

Comment se déroule la sélection pour intégrer le pôle espoir?
«La détection recouvre l'ensemble de la Bretagne, de la Basse-Normandie, de la Mayenne et de la Loire-Atlantique. Entre octobre et décembre, chaque secteur fait de la détection. Ça représente environ 900 gamins. En février, une nouvelle sélection est faite auniveau départemental. Enmarset avril, nous organisons le concours départemental du pôle espoir, avec une centaine d'enfants par district. À l'issue de ces journées, nous retenons une douzaine de joueurs, toujours par district. En mai, une soixantaine de joueurs sont convoqués pour le concours interrégional. 25 d'entre eux sont alors retenus. Enfinen juin, durant trois jours, nous sélectionnons nos16gamins qui vont intégrer le pôle espoir».

Peut-il y avoir des ratés dans la détection?
«Nous avons des conseillers techniques ainsi qu'une commission qui gèrent tout ce qui est détection. Or, depuis que le pôle existe, tous les Bretons qui sont passés professionnels sont passés chez nous, à l'exception de deux joueurs. Ils avaient refusé de venir chez nous pour des raisons familiales».

  • Propos recueillis par Lionel Samson

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