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Finistère

Grippe A.Quatorze analyses à l'hôpital des Armées de Brest

4 juillet 2009

Les prélèvements réalisés sur les patients pouvant être atteints de grippe A sont analysés, en Bretagne, dans deux laboratoires P3, au CHU de Rennes et à l'hôpital des Armées de Brest.

Les deux cas de grippe A du Finistère ont été analysés dans le laboratoire P3 de l'hôpital d'instruction des Armées de Brest. Catherine Vaillant, pharmacien principal, est ici à l'entrée du module qui abrite le laboratoire P3, à Brest. Photo C.L.G.

Depuis le début de la surveillance de la grippe A en France, le laboratoire P3 de l'Hôpital d'instruction des Armées (HIA) a réalisé 14 analyses pour des Finistériens.

Trois grippes saisonnières

Résultat: deux cas de grippe A (H1N1) confirmés à Brest et trois autres grippes dues au virus saisonnier de cet hiver 2008-2009. La toute première analyse a eu lieu le 16mai dernier. Le sigle P3 correspond à un laboratoire de haute sécurité pouvant procéder, en évitant toute dissémination, à l'analyse de virus, bactéries et autres microbes qui peuvent provoquer des maladies sévères. Au-dessus, on trouve l'unique laboratoire P4 de France, à Lyon, qui travaille sur les maladies les plus redoutables comme la variole ou les fièvres hémorragiques. La liste des P3 mobilisés pour la surveillance de l'épidémie de grippe A a été établie par l'Institut national de veille sanitaire et la cellule interministérielle de crise. Les prélèvements réalisés dans le nez et la gorge du patient suspecté d'être atteint de la grippe A leur sont systématiquement adressés.



Seuls les cas graves sont désormais prélevés


«Lorsqu'un cas suspect de grippe A est repéré, le centre 15 le fait remonter à l'INVS qui décide, en fonction d'un questionnaire portant sur les signes cliniques et les voyages récents du patient, de faire réaliser un prélèvement ou pas», explique le médecin en chef Patrick LeGuen, responsable du plateau technique de l'HIA. Il faut cinq heures, dont trois heures de manipulations et d'analyses par un technicien dans le module P3, avant d'obtenir le résultat. S'il est positif, l'échantillon est dirigé ensuite vers le laboratoire de l'Institut Pasteur, à Paris. «Nous avons installé ce module de laboratoire P3 en 2007 à l'HIA, comme dans tous les hôpitaux militaires, dans le cadre de la lutte contre le bioterrorisme. Depuis le mois de mai, nous avons mis en place un service de garde supplémentaire pour assurer les analyses de prélèvements de grippe A 24heures sur 24», précise le médecin chef des services Pascal Caroff. L'INVS apporte de nouvelles directives chaque jour, en fonction de l'évolution de l'épidémie. Depuis mercredi, il n'est plus question de réaliser une analyse coûteuse, en temps et en argent, pour chaque cas suspect possible. Seuls les patients présentant des signes de gravité
sont maintenant prélevés. «Les précédents du Sras et de la grippe aviaire ont permis de roder le plan d'action. Tout est planifié en fonction de l'augmentation du nombre de cas. Cela va des zones réservées à haute densité virale dans les hôpitaux à la prise en compte de l'absentéisme du personnel du fait de la pandémie et à l'appel à des renforts possibles».

  • Catherine Le Guen

18 cas de grippe A en Bretagne

Si la ministre Roselyne Bachelot ne déclenche pas encore le niveau 6 de pandémie en France, on s'achemine vers une montée en puissance du dispositif. Le nombre de cas confirmés, publié hier, à 11h, par l'INVS, était de 333 pour 4.600 signalements, dont 2.998 exclus sur questionnaire et 953 après analyse virologique. En Bretagne, le nombre de cas confirmés s'élève à 18.

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