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France

Violences graves. Cheb Mami condamné à cinq ans ferme

4 juillet 2009

Le chanteur de raï Cheb Mami a été condamné, hier, à cinq ans de prison ferme pour «violences, avec circonstances aggravantes», à l'égard de son ancienne compagne.

Au cours du procès, le chanteur a tenu à demander pardon à sa victime. «Je regrette tout ce qui s'est passé», a-t-il déclaré à la fin des plaidoiries. Photo archives François Destoc

À l'annonce du jugement, Cheb Mami reste le visage fermé. La star franco-algérienne du raï, 42ans, a été condamnée à cinqans de prison ferme, hier, par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne. Il était écroué depuis lundi à la prison de la Santé, à Paris, après deux années de fuite en Algérie.

Son ex-manager également condamné

La peine est moins sévère que les sept ans requis la veille par la procureure, mais également en dessous de la peine maximale de dix ans encourue. Avec des remises de peine, le chanteur peut recouvrer la liberté dans «un peu plus de deux ans», a déclaré MeClaire Doubliez, l'un des conseils du chanteur. Son ex-manager, Michel Lecorre, qualifié d'«organisateur et instigateur» des actes de violences par le tribunal, a écopé de quatreans de prison. Alors qu'il était jusqu'ici sous contrôle judiciaire, les juges ont prononcé un mandat de détention contre lui. Hicham Lazaar, l'homme de confiance du chanteur, et Abdelkader Lallali, soupçonné d'être son homme de main, ont été condamnés par contumace à respectivement trois ans et six ans de prison. Des mandats d'arrêt ont été lancés contre eux.

Il dit avoir été «piégé»

«Nous n'allons pas faire appel», a déclaré Me Claire Doubliez. D'après elle, Cheb Mami a accueilli son emprisonnement avec «soulagement, parce que tout ça est fini, mais aussi avec angoisse, parce qu'il va devoir passer cinq ans en prison». La veille, Cheb Mami, avait demandé pardon à la victime. «Je regrette tout ce qui s'est passé. Je lui demande pardon, je regrette», avait-il lancé après les plaidoiries de ses conseils. S'il avait reconnu sa responsabilité, Cheb Mami avait néanmoins soutenu avoir été «piégé». Son ex-compagne n'était pas présente, hier, pour le jugement, «parce qu'elle voulait être avec sa fille», aujourd'hui âgée de trois ans, laquelle, espère-t-elle, «pourra pardonner à son père» ses actes de violence, a expliqué son conseil.

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