4 juillet 2009
L'orientation haussière de ces derniers jours trouve ses limites. La dynamique commerciale a perdu de sa superbe. La raison économique semble l'emporter. Le déficit d'offres n'est plus l'élément déterminant. Dans cette phase charnière de transition précédant l'implantation des zones de villégiatures, la régression des volumes d'achats des grandes agglomérations est encore mal compensée. De plus, la frilosité du secteur de salaisonnerie ne facilite pas la valorisation des viandes de fabrication. Les divergences d'orientations des différents marchés européens et les déphasages des cotations jettent un discrédit sur les perspectives d'évolution. Le relatif immobilisme du marché national contraste avec les positions fortement négatives des pays du Nord et les fermetés du Sud de l'Union. Les ventes de viandes à l'export sont malmenées tant en volume qu'en prix. Les pays du Nord européen à grande vague migrante d'été comme la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Allemagne et autres se mettent en veille, le temps de jauger les réels besoins de leurs marchés. Aucune vente en vifs à l'export vers les pays du Nord. Pas de besoins. De plus, les prix ne passent plus.
Faiblesse d'activité
La cotation a été fermement reconduite:+1 et+0,4 centime, soit 1,353 EUR, base 56 TMP. L'activité de la semaine a fléchi: 10.000 porcs de moins. L'abattage ne devrait guère dépasser les 368.000 porcs. Le poids d'abattage des carcasses perd à nouveau 200 grammes (90,800kg) imputable à la faiblesse des offres en production, mais aussi à la perte de croissance liée à la vague de chaleur de ces derniers jours. L'activité de la semaine prochaine s'annonce plus forte: pas de jours chômés en abattoir afin d'anticiper le férié du 14-Juillet. La consommation est très ciblée sur des pièces spécifiques comme l'échine, les produits élaborés et les plateaux grillades. Les ateliers de saucisserie et de fabrication d'été font le plein des commandes. Pour tous les autres secteurs, les affaires manquent de conviction. Des opérateurs de découpe se plaignent de connaître de mauvais résultats. Aucune tarification positive sur le commerce des viandes. Cours reconduit sur le jambon et la poitrine. Faiblesse de quelques centimes sur l'épaule. Peu de débouchés pour le filet mignon et les carrés. Baisse de 10 à 12 centimes sur le marché anglais. Atonie des viandes à l'export. Les marchés européens se mettent en configuration estivale. La forte baisse allemande de six centimes déstabilise les marchés du Nord, alors que l'Espagne, en manque de production (un jour chômé la semaine prochaine) continue son ascension:+3,5 centimes. Le marché danois, très en retrait, reprend 2 centimes. Fermeté de 3,5 à 4 centimes en Italie. La cotation espagnole est leader dans l'Union: 11,7 centimes devant la française. L'allemande, en troisième position, est à - 6,3 centimes, et l'acompte danois, à - 14,3 centimes.
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