3 juillet 2009
Comme en 2008, les soeurs Venus et Serena Williams s'affronteront, demain, en finale de Wimbledon. Hier, Venus, double tenante du titre, a écrasé la N.1 mondiale, Dinara Safina, en deux sets 6-1, 6-0!
Auparavant, Serena avait dû écarter une balle de match dans une superbe bataille de 2 h 49', la plus longue dans une demi-finale de Wimbledon, pour se débarrasser d'une autre Russe, Elena Dementieva, en trois sets 6-7 (4/7), 7-5, 8-6. Ce sera la 8e finale de Grand Chelem entre les deux Américaines, qui totalisent 17 titres majeurs (10 pour Serena dont 2 Wimbledon et 7 pour Venus dont 5 Wimbledon). Serena a été sauvée par son service (20 aces) et par son audace. C'est ainsi qu'elle a écarté une balle de match dans la troisième manche à 4-5 sur son engagement, en osant une montée au filet. «Ca a vraiment été dur. Elena a tellement bien joué, a commenté la N.2 mondiale. Sur la balle de match, je me suis seulement dit: ?tu es sur ton service, garde ton calme et reste positive ?». Du fond du court, l'Américaine a été malmenée pendant tout le match par la championne olympique. Dementieva a souvent eu l'initiative, grâce à son coup droit et à sa plus grande mobilité. Williams avait déjà été en difficulté dans la deuxième manche, où elle avait dû sauver deux balles de break à 3-4, qui auraient permis à Dementieva de servir pour le match dans la foulée. Mais c'est la cadette de la famille, 28 ans, qui a su sortir les coups gagnants dans les moments cruciaux. La Russe, N.4 mondiale, s'est encore montrée la plus fébrile, malgré ses progrès dans le domaine mental et au service, ses deux points faibles.
Safina balayée
La seconde demi-finale a été aussi insipide que la première avait été passionnante, Venus n'ayant mis que 51 minutes pour balayer une adversaire fantomatique. Le match a été totalement à sens unique, la Russe ne parvenant à inscrire que 20 points contre 54 (dont les neuf premiers) à l'Américaine, officiellement nº3 mondiale. La soeur de Marat Safin, dont la légitimité en tant que nº1 est contestée du fait de l'absence de titre majeur à son palmarès, n'a rien fait pour améliorer son image. Mais il n'y en avait peut-être pas face à une Américaine qui n'a commis qu'une seule faute directe pendant tout le match, pour 16 coups gagnants. «C'est un rêve d'être de nouveau là. J'ai tellement d'expérience sur ce court, ça m'aide beaucoup. Mais le plus dur est à venir: jouer contre Serena Williams», a commenté Venus, qui jouera sa huitième finale sur le Central. L'aînée, 29 ans, n'a perdu que 20 jeux en six matches et sera favorite face à sa soeur. Certes, des sept premières finales de Grand Chelem familiales, Serena en a remporté cinq, mais Venus est la reine de Wimbledon. Simple dames, demi-finales: S.Williams (USA/N.2) bat E.Dementieva (RUS/N.4) 6-7 (4/7), 7-5, 8-6; V.Williams (USA/N.3) bat D.Safina (RUS/N.1) 6-1, 6-0.
Un prétendant ambitieux, Andy Murray, et deux revenants, Andy Roddick et Tommy Haas, peuvent empêcher Roger Federer de remporter son 15e tournoi du Grand Chelem même si le Suisse apparaît l'immense favori avant les demi-finales de Wimbledon, aujourd'hui. Vainqueur des quatre tournois majeurs depuis son sacre à Roland-Garros, Federer a encore soif de titres avant d'affronter Haas. Une victoire lui permettrait de surpasser son idole Pete Sampras (14 «majors»), accréditant la thèse selon laquelle, à bientôt 28 ans, il est déjà le plus grand joueur de tous les temps. Il porterait à six le nombre de ses succès londoniens, soit un de plus que Bjorn Borg. Federer reprendrait à Rafael Nadal deux biens dont il n'a jamais accepté la perte: la première place mondiale au classement ATP, abandonnée en août2008 après quatre années et demie d'hégémonie, et la couronne londonienne. Simple messieurs, demi-finales: Roddick - Murray et Haas - Federer.
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