3 juillet 2009
Lors du dernier conseil municipal, à la fin du mois de mai, le choix de la société Ansamble Breiz, retenue pour assurer la restauration scolaire pour les six prochaines années, avait fait l'objet d'un vif débat et treize élus avaient préféré s'abstenir au moment du vote. Mercredi soir, la restauration scolaire était une nouvelle fois inscrite au menu du conseil municipal. Cette fois, il s'agissait de se prononcer sur l'introduction de produits biologiques dans les restaurants scolaires, les centres de loisirs sans hébergement et le restaurant municipal.
25% d'aliments bio
«La ville de Pontivy souhaite encourager les nouveaux modes de production alimentaire dans le cadre de son action en faveur du développement durable et notamment au niveau des produits biologiques», a expliqué Nelly Burlot, adjointe au maire, chargée notamment de l'action scolaire et de la restauration. Chaque semaine, les menus comprendront ainsi cinq produits biologiques: une entrée à base de légumes; deux légumes en accompagnement du plat principal; un produit laitier et un fruit. Alors que le Grenelle de l'environnement prévoit de fixer à 20% la proportion de produits biologiques dans les cantines scolaires à l'horizon 2012, elle sera de près de 25% dans les cantines pontivyennes, dès la rentrée prochaine. Une mesure qui se traduira par un surcoût annuel avoisinant les 28.000 EUR.
Le faire c'est bien l'expliquer c'est mieux
Sans la contester, François-Denis Mouhaou, conseiller municipal de la minorité, s'est toutefois interrogé sur «le sens que la ville souhaitait donner à cette démarche». Car, pour lui, «elle n'a de sens que si elle s'accompagne d'une démarche pédagogique visant à expliquer aux enfants l'intérêt d'une alimentation biologique et son implication sur les pratiques culturales». Conseillère municipale de la majorité, Florence Donato-Lehuédé partage cette analyse. Tout en reconnaissant «qu'un effort a été fait», elle estime qu'il n'est toutefois pas suffisant. «Il faudra nécessairement engager un travail de communication auprès des enfants, mais également auprès de ceux qui préparent les aliments». Pour ce qui est de l'information auprès des écoliers, Ghislaine Gouttequillet, adjointe au maire, mais également directrice d'école, estime que cela ne devrait guère poser de problèmes aux enseignants. «La protection de l'environnement est d'ailleurs inscrite dans les programmes scolaires», assure-t-elle. Quoi qu'il en soit, dès le début de l'année 2010, une enquête de satisfaction devrait être réalisée auprès des élèves et des parents.
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