3 juillet 2009
Le responsable d'une entreprise du bâtiment de la région pontivyenne était poursuivi, hier, devant le tribunal de Lorient. Sa comparution faisait suite à un accident du travail dont un de ses salariés a été victime. La justice reprochait au chef d'entreprise de l'avoir fait travailler en hauteur sans avoir mis en place un dispositif de sécurité suffisant.
Fracture de l'omoplate
Le 27mars 2008, les deux ouvriers de l'entreprise de maçonnerie travaillaient sur un toit sans qu'aucune ligne de vie ou filet de sécurité n'ait été installé. Les employés n'étaient pas non plus équipés d'un harnais de sécurité. Le chantier consistait en la rénovation de la toiture d'un bâtiment agricole. Alors que la victime travaillait à six-sept mètres de hauteur, le salarié est passé au travers les plaques du toit qui se sont cassées sous son poids. La victime a atterri dans une remorque, sa chute lui occasionnant une fracture de l'omoplate. «C'est miraculeux qu'il ne s'en sorte qu'avec ça!», relève la présidente du tribunal. Le chef d'entreprise tout en se disant «navré de ce qui était arrivé», affirme qu'il s'agissait «juste de faire une bricole». Iljustifie ainsi l'absence de dispositif de protection. Pour le procureur, «ce dossier est un cas d'école». Il rappelle au prévenu «qu'il n'y a pas de petit risque en matière de sécurité du travail». Relevant que le gérant de l'entreprise n'avait jamais été condamné jusque-là, la présidente du tribunal l'a sanctionné par une amende de 3.000EUR. Par contre, elle n'a pas suivi les réquisitions du procureur qui souhaitait la publication du jugement dans la presse et son affichage aux portes de l'entreprise.
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