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Primauguet. Les Indiens mènent la danse [Videos]

3 juillet 2009

Un important exercice militaire mobilisant 1.500 marins français et indiens se déroule jusqu'à demain soir au large des côtes bretonnes.

À gauche, le commandant de la frégate anti-sous-marine Primauguet, Arnaud Provost-Fleury. À droite, le Rear Admiral SPS Cheema et une des 21 AlouettesIII utilisées par la marine indienne.

Un sous-marin nucléaire va même se joindre aux différents exercices concentrés autour de la lutte anti-sous-marine, en plus de Rafales, de Super-Etendards et d'un Atlantique II.

Habituées à travailler ensemble

Ils sont habituellement nettement moins visibles. Et pour cause! Les exercices entre les deux marines se déroulent habituellement au large de l'Inde. Cette année, les Indiens croisent le long des côtes européennes tout au long d'un déploiement de trois mois. Les deux marines ont pris l'habitude de travailler de conserve depuis sept ans. Le onzième exercice (Varuna) du genre permet aux forces navales de croiser leurs mondes opératoires et de communiquer sur des opérations communes. C'est déjà le cas le long des côtes somaliennes, autour de la sécurisation du trafic commercial et pour la lutte contre la piraterie. Les liens entre les deux marines se prolongent à travers certaines collaborations industrielles. On pense immédiatement aux sixScorpènes en commande, les sous-marins d'attaque classiques qui seront construits en Inde sous expertise et contrôle de la France. À bord des navires indiens, assez peu de matériel français, quelques systèmes de détections communs, notamment sur les frégates anti-sous-marines et par exemple, bien plus visibles, des Alouettes III construites également en Inde sous licence française. La flotte indienne est plutôt hétéroclite, puisqu'elle se compose d'unités souvent achetées à des pays amis ou construites dans le style clairement russe ou britannique. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle a plutôt fière allure, cette marine indienne, avec ses bateaux magnifiquement entretenus, son amiral au splendide turban blanc à insigne et ses équipages répondant à une hiérarchie etune discipline toute culturelle. La différence de taille entre les officiers et les marins subalternes est saisissante et évoque clairement l'héritage des castes.

Five to five

En mer, la communication ?en anglais? n'est pas toujours évidente, les Français travaillant selon des procédures et des normes «Otan» complètement étrangères aux Indiens. Mais à force de répéter leurs gammes et de s'échanger, à chacun de ces exercices annuels, des officiers de liaison, les deux marines gomment peu à peu les dernières hésitations.

  • Stéphane Jézéquel

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