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Morbihan

Sarzeau. Le chef d'équipe avait été écrasé sur un chantier

3 juillet 2009

Le 21juillet 2005, l'employé d'une entreprise du bâtiment avait été écrasé par les chenilles d'une tractopelle. L'homme, un Sarzeautin âgé de 45ans, s'était vidé de son sang et était décédé cinq jours plus tard. Le conducteur de l'engin, le conducteur de travaux et la société, en qualité de personne morale, comparaissaient hier, devant le tribunal correctionnel de Vannes, pour homicide involontaire. L'entreprise finissait un chantier de viabilisation de terrains à bâtir. En milieu d'après-midi, le conducteur de la tractopelle avait entrepris de transférer un tas de déblais dans un camion. La configuration des lieux l'obligeait à charger en marche arrière et à décharger dans la benne en marche avant. C'est lors d'une de ses marches arrières que le chef d'équipe avait été écrasé.

«Un accident incompréhensible»

À l'audience, aucun des deux prévenus ne s'est expliqué pourquoi leur collègue s'était trouvé sur le chemin de l'engin. «Pourquoi il s'est retrouvé là? Je ne sais pas», a dit le conducteur de travaux. «C'est lui qui avait décidé qu'on enlève ce tas. Il savait donc forcément que j'effectuais ces manoeuvres», a ajouté le conducteur de l'engin de chantier. Pour l'avocate des quatre parties civiles - la femme de la victime et trois parents -, il y a bien eu faute. «Ni un gyrophare, ni un avertisseur sonore n'avertissaient de la marche arrière de la tractopelle». L'avocat de la défense lui rétorque qu'en tant que chef d'équipe, c'était à la victime de veiller au respect des règles de sécurité sur le chantier. «Pourquoi était-il là? On n'en saura jamais rien. Cet accident restera incompréhensible pour tout le monde», a-t-il conclu. Le procureur de la République a requis la relaxe à l'encontre du conducteur d'engin; une amende de 1.000 à 1.500EUR avec sursis au conducteur de travaux et 10.000EUR à l'entreprise. Le tribunal rendra sa décision le 23juillet.

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