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Bretagne

Breton. Une charte régionale pour une renaissance

3 juillet 2009

Ivonig Le Merdy, présidente d'Emglev bro an Oriant, a participé à l'élaboration de la charte. Photo Le Télégramme

Les ententes de pays pour la défense du patrimoine culturel breton se sont rencontrées la semaine dernière dans les locaux d'Amzer Nevez, à Ploemeur (56), afin de travailler à l'élaboration d'une charte commune. Ce texte fondateur sera présenté au conseil régional à la rentrée prochaine. Il doit permettre de recentrer la nature et les missions des ententes comme Emglev bro an Oriant ou encore Ty ar Vro, à Quimper.

«Un cadre de travail»

«Nous nous rencontrions déjà au moins deux fois par an pour échanger et travailler sur des projets ensemble», rappelle Ivonig LeMerdy, présidente d'Emglev bro an Oriant, qui fédère 46 associations du Pays de Lorient. «L'intérêt de ce nouvel instrument est qu'il offre un cadre de travail et d'action avec des objectifs précis, le tout sur une période de cinq ans». Un premier chantier consiste à tracer la carte administrative de l'action culturelle en faveur du breton. L'organisation des pays demeure bancale, notamment dans le Centre-Bretagne où la Région manque d'interlocuteurs. «On compte actuellement une douzaine d'ententes sur cinq départements. Il s'agirait d'en créer de nouvelles et, au besoin, d'élargir celles déjà existantes», remarque Ivonig Le Merdy. «À travers ce réseau de partage, les aides seront mieux réparties et les actions mieux ciblées».

Incitations à parler breton

Vient ensuite le principal enjeu de cette refonte: travailler à la sauvegarde de la langue bretonne. «Nous perdons chaque année des locuteurs, et il est difficile de les remplacer», regrette Ivonig LeMerdy. «Nous devons travailler avec la petite enfance, en créant des passerelles intergénérationnelles et en multipliant les interventions. Ainsi, les animations en crèche que réalise l'association Divskouarn doivent être encouragées et étendues au reste de la Bretagne».

  • Bertrand Tardiveau

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