3 juillet 2009
Après plus de six mois de travaux à 63m de hauteur, le phare d'Eckmühl a retrouvé tous ses éclats. À plus de 110 ans, le granit de la vieille sentinelle était menacé par les infiltrations d'eau.
Il n'attend plus que son classement au titre des Monuments historiques. Achevés hier, les travaux de restauration du phare d'Eckmühl, à Penmarc'h, ont duré plus de six mois. Le temps pour les entreprises de rendre étanche l'édifice et de réparer les dégâts de la corrosion. «En démontant les boiseries, il y a trois ans, nous avons découvert énormément de corrosion sur des pièces datant de la mise en service du phare, en 1897», explique Philippe Genty, responsable de la subdivision des Phares et balises, à Concarneau. Compte tenu des faiblesses du métal, le plancher risquait, à terme, de céder et d'emporter l'optique. «Mais le plus inquiétant concernait les pièces d'acier dans la maçonnerie. Elles auraient pu conduire à fissurer puis à éclater le granit de Kersanton», poursuit-il. Un état des lieux qui a conduit à lancer cette opération de près de 180.000 EUR, financée par l'État.
Nouvelles boiseries
Des travaux de sauvegarde accompagnés d'une restauration complète de la salle de veille, située sous la coupole. Démontées une à une, les boiseries ont été reproduites dans un atelier. Puis assemblées une première fois avant de gravir les 272 marches pour prendre place au sommet du phare. La commune, chargée de faire visiter l'ouvrage a, quant à elle, financé des travaux esthétiques, au sommet d'escaliers dont les parois sont recouvertes de carreaux d'opaline. Reste, pour les Phares et balises, à reprendre le réseau électrique qui alimente l'optique, en attendant les travaux de peinture, prévus dans cinq ans, sur la coupole. À nouveau paré à affronter les tempêtes, Eckmühl bénéficiera de son prochain diagnostic dans 80 ans. Pratique D'une hauteur totale de 66,12m, le phare d'Eckmühl est ouvert au public, tous les jours de 9h30 à 19h.
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