3 juillet 2009
Une simple enquête menée par un stagiaire au comité local des pêches de Paimpol a mis le feu aux poudres. Les représentants des plaisanciers la voient d'un mauvais oeil (Le Télégramme d'hier). Le comité local réagit. «En réaction à la position adoptée par le comité départemental des pêcheurs plaisanciers (CD22), je me permets de recadrer le but du travail d'enquête en cours que je mène actuellement au sein du comité local des pêches, explique Antonin Hubert, étudiant en école d'ingénieur, en stage au comité paimpolais. Il faut savoir que cette étude n'est qu'un exercice universitaire et non une enquête officielle. Un comité de pilotage n'a donc pas lieu d'être. Néanmoins, elle vise à améliorer les relations entre pêcheurs professionnels et pêcheurs plaisanciers. [...]Le comité local a souhaité financer cette étude pour répondre aux inquiétudes des marins-pêcheurs, à l'occasion de l'examen d'acceptabilité pour l'installation des hydroliennes. Mon enquête doit donc permettre à chacun, pêcheurs pro et plaisanciers, d'évoquer leur sentiment, et de formuler des propositions. [...]Les résultats, connus à l'automne, ne s'imposeront à personne, mais seront communiqués à tous ceux qui y ont investi de leur temps». Le jeune homme avoue regretter que les représentants du CD22 n'aient «à aucun moment chercher à me [LE]contacter pour faire part de leurs interrogations». Par souci de rigueur scientifique, Antonin Hubert avait réalisé un travail préliminaire d'élaboration des questionnaires, mené avec une trentaine d'entretiens auprès de pêcheurs plaisanciers, de professionnels, d'élus et d'administratifs. «La version finale semblait pertinente. J'ai reçu de nombreux encouragements de la part des personnes concernées, note-t-il. C'est pourquoi je ne comprends pas la réaction du CD 22. Il y a un fossé énorme entre les échanges avec les plaisanciers sur le terrain, et le discours de leurs représentants». L'enquête est toujours en cours. Pour l'heure, le taux de retour est jugé «bon». Au final, une grosse centaine de réponses au questionnaire sera analysée. «Et notre initiative intéresse vivement bon nombre de comités locaux ailleurs en France», conclut l'ingénieur en formation.
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