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France

Affaire Scharbook. Dénouement heureux pour Sophie et son père

3 juillet 2009

Jacques Scharbook a été éloigné de sa fille pendant quatre ans et demi. Photo AFP

«C'est indescriptible. Cela fait quatre ans et demi que je recherche ma fille. Il m'est très difficile de le décrire: c'est de la joie, c'est du bonheur. Tout est confus». Jacques Scharbook ne pouvait cacher sa grande émotion, mercredi, à l'heure des retrouvailles avec sa fille Sophie, à l'issue d'un conflit qui opposait le Français à la famille de son épouse algérienne, décédée en 2005, autour de la garde de l'enfant de 7 ans.

Un parcours du combattant juridique

Installé en 1984 à Arzew, près d'Oran, Jacques Scharbook avait épousé Farah Belhoucine en mars2001, selon le rite musulman, puis civilement en septembre suivant, à La Seyne-sur-Mer, dans le sud-est de la France, où est née la petite Sophie, qui n'a, selon son père, que la seule nationalité française. À la mort de la mère, dans un accident de la route, l'enfant avait été confiée, le temps des obsèques, à sa belle-famille algérienne à Oran, qui refusait de la rendre à son père. Au terme de trois ans de procédure judiciaire, la Cour suprême d'Algérie a confié, en février2008, la garde de Sophie à son père, qui ne l'avait pas revue depuis.

«Elle ne sait pas que je suis son père»

L'enfant était en effet restée introuvable jusqu'au 15mars 2009, date à laquelle elle a été placée dans un établissement spécialisé, jusqu'aux retrouvailles tant attendues. Jacques Scharbook a confié que la fillette n'était pas encore consciente qu'il était son père. «Pour le moment, pour Sophie, je m'appelle Jacques, elle ne sait pas que je suis son père. Il faut aller doucement parce qu'elle a été trimballée. Elle est en pleine santé, elle va très bien», a-t-il conclu.

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