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Ingrid Betancourt. "Il faut faire plus" pour les otages de Colombie

2 juillet 2009

Au premier anniversaire de sa libération, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a estimé qu'il fallait "faire plus" et "aller au-delà du possible" pour faire libérer les 22 otages considérés par la guérilla en Colombie comme des prisonniers politiques.

"Oui, il faut faire plus. Pablo Emilio Moncayo et 21 autres de mes compagnons attendent de nous des miracles. Car faire notre possible n'est plus suffisant, il faut aller au-delà du possible", écrit l'ex-otage, dans un communiqué et dans une lettre adressée à ses soutiens.

Ingrid Betancourt qui a passé six années dans la jungle au mains de la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) s'est engagée dès sa libération à tout faire pour obtenir la libération des 22 otages que les Farc entendent échanger contre 500 guérilleros emprisonnés, dans le cadre d'un accord négocié avec le gouvernement colombien.

"Il m'est trop cruel de penser que notre libération puisse être utilisée comme justification pour laisser dans l'oubli ceux qui souffrent encore", affirme l'ex-otage dans une lettre adressée notamment à la Fédération Internationale des Comités Libertad (Ficib), ex-comités Ingrid Betancourt.

Selon un récent rapport officiel, il resterait 125 otages aux mains des guérillas marxistes et quelque 1.500 "disparus" en Colombie, des chiffres vivement contestés par des organisations humanitaires qui évoquent plusieurs centaines d'otages aux mains des guérillas, de groupes paramilitaires et liés au trafic de drogue.

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