1 juillet 2009
Six jours après l'annonce du transfert de l'entreprise près de La Rochelle, les salariés de Kelt ont débrayé, hier après-midi. Une action qui devrait en appeler d'autres.
À quelques exceptions près, tous les salariés présents sur le site ont cessé le travail, hier après-midi. Soit une trentaine de personnes, les autres étant en chômage partiel. La décision a été prise alors qu'en matinée, des délégués du personnel avaient été invités à une réunion d'information à la préfecture, sur les modalités possibles de reclassement du personnel. «La tension est montée depuis la semaine dernière. On ne pouvait pas rester comme cela sans rien faire. Ce débrayage sera certainement suivi d'autres actions, mais il faut qu'on s'organise», annonce Julie Ollive, déléguée CFDT de l'entreprise. C'est aussi en matinée que de nouveaux ponts et de nouvelles coques ont été livrés. Ce qui a été mal ressenti par le personnel. «Qu'on finisse les bateaux en cours passe encore, mais en commencer de nouveaux, c'est plus difficile à accepter», témoigne une salariée. La semaine dernière, le P-DG de Poncin Yacht a annoncé que le transfert à Marans, près de La Rochelle, s'accompagnerait d'un plan de licenciement de 40 des 68 salariés. 28 emplois seraient donc maintenus, mais cette proposition ne concerne que 56salariés. Les autres - le personnel administratif essentiellement - savent d'ores et déjà qu'ils seront licenciés.
«Personne n'est prêt à partir»
Or la consultation menée auprès du personnel tendrait à montrer qu'ils sont une minorité à envisager d'aller travailler à Marans. «On a sondé tous ceux qui étaient présents sur le site hier et appelé les autres. Presque personne n'est prêt à partir. À maconnaissance, seuls trois ou quatre d'entre nous pourraient accepter l'offre». Pour les salariés, la meilleure solution reste le rachat de Kelt et le maintien de la production des White Shark et Sea Hawk à Vannes. La CFDT chimie-énergie a abondé dans ce sens au travers d'un communiqué, hier.
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