30 juin 2009
Les représentants du collectif régional «Maternelles en dangers» étaient réunis hier, à Pont-l'Abbé, aux côtés d'élus, de représentants des enseignants et des parents d'élèves. L'occasion d'évoquer la mobilisation pour la scolarisation des enfants de deux ans. «500 conseils municipaux ont voté un voeu en notre faveur», explique Christian Derrien, maire de Langonnet (56) et membre du collectif. Un soutien de poids pour le collectif qui dénonce les contradictions entre les bonnes paroles du ministre de l'Éducation nationale et la dotation qui conduit à la suppression de postes dans les écoles. «C'est incroyable d'assister au démantèlement d'une école qui a fait ses preuves», poursuit Christian Derrien qui dénonce le désengagement de l'Etat. Et de souligner l'incohérence pointée par la Cour des comptes: «Le coût d'accueil d'un enfant en crèche est trois fois supérieur à celui de l'école».
Des actions programmées
Des décisions qui auraient conduit à ignorer 4.000 petits Bretons à la rentrée dernière, d'après le collectif. «Soit ils sont à l'école dans des classes surchargées parce que pas pris en compte, soit ils sont à la charge des familles. Et cette année ce sera pire», explique Jacques Brillet du syndicat Snuipp du Morbihan. Et de poursuivre: «La meilleure façon de décourager les familles, c'est de dégrader le fonctionnement de l'école». Une situation qui conduit le collectif à inviter les familles et les maires à poursuivre malgré tout les inscriptions. Tous seront recensés à la rentrée par les membres du collectif. Des dossiers qui seront remis au ministre dont le collectif attend le respect des engagements.
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