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Côtes-d'Armor

150 ans de la Croix-Rouge. Toujours plus de social

27 juin 2009

Il y a 150 ans, lors de la bataille de Solferino, Henry Dunant créait ce qui allait devenir la Croix-Rouge. Si le secourisme reste une activité majeure de l'association, le volet social se développe. En Bretagne, plus de 2.000 bénévoles participent aux multiples actions.

En Bretagne, la Croix-Rouge compte 2.000 bénévoles dont 450 secouristes. Yves Minguy est le président régional de l'association. Photo Y.C.

Le secouriste en reste l'image emblématique, mais il ne résume plus à lui tout seul ce qu'est, aujourd'hui, la Croix-Rouge. Qui sait, par exemple, que l'association va se lancer dans le micro crédit personnel, qu'elle propose, ici ou là, des «points bébés»? 150 ans après la fameuse intuition d'Henry Dunant, la Croix-Rouge a bien changé. Elle s'est adaptée aux nécessités du temps.

450 secouristes

En Bretagne, la Croix-Rouge compte 450 secouristes qui participent chaque année à 500postes de secours, mais, au total, ce sont près de 2.000bénévoles qui contribuent à ses très nombreuses actions. Développement de la précarité oblige, «on fait de plus plus dans le social», observe le Brestois Yves Minguy, le président régional de la Croix-Rouge. À vrai dire, l'éventail des activités de l'association dans ce domaine est assez impressionnant. La Croix-Rouge c'est, par exemple, la gestion de huit Samu sociaux en Bretagne. Une activité qui exige beaucoup de bénévoles, une centaine par Samu. C'est aussi une trentaine de vestiaires ou de vesti-boutiques, un point hygiène à Vannes, des «points bébés» à Rennes et dans les Côtes-d'Armor, sans oublier, bien sûr, les distributions alimentaires qui continuent quand les Restos du coeur s'arrêtent. Le micro crédit personnel fait partie des actions nouvelles que l'association souhaite mettre en place. «Nous sommes dans une phase de discussion avec les banques», explique Yves Minguy. Objectif: favoriser l'accès au crédit pour des personnes qui n'y ont pas droit pour, par exemple, leur permettre d'acheter une voiture d'occasion afin d'aller travailler. La Croix-Rouge assurera le suivi du bénéficiaire du crédit.

La quête: près de 30% des ressources

Activité peut-être encore moins connue que ses actions humanitaires, la Croix-Rouge est également présente dans la formation sanitaire et sociale avec un institut régional auquel sont rattachés des écoles d'infirmières et un institut d'auxiliaires de puériculture, à Rennes. Question ressources, la Croix-Rouge compte évidemment beaucoup sur sa quête annuelle qui peut représenter, selon les délégations locales, jusqu'à 30% de leur budget. Pour le reste, l'argent provient des diverses formations dispensées et de subventions. Mais le bien le plus précieux de la Croix-Rouge, ce sont évidemment ses bénévoles. Sans eux, pas de Croix-Rouge. Mais, là comme ailleurs, l'association doit compter avec un «turn over» de plus en plus important. «Dans le temps, on pouvait les garder dix ans, maintenant, c'est deux ou trois ans maximum».

Douze jeunes Bretons sont partis pour Solferino, en Italie. Sélectionnés à l'issue d'une initiation aux valeurs humanitaires, ils participeront, notamment, à un exercice de simulation de réponse à une catastrophe et à des ateliers de réflexion et d'échanges.

  • Yvon Corre

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