9 juin 2009
De notre correspondante à Madrid.
Les conservateurs espagnols n'en finissent pas de fêter leur première victoire d'envergure nationale depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero (ci-contre), en 2004.
Sérieux avertissement
Les hauts représentants du Parti populaire (PP) n'ont attendu que quelques heures avant de faire planer la menace d'une motion de censure à l'Assemblée, qui aurait toutefois peu de chance d'aboutir. Leur triomphalisme s'appuie sur un avantage de quatre points face à la gauche, (42,25% contre 38,5%), qui leur permet d'envoyer 23 députés à Strasbourg, deux de plus que les socialistes. Et cela, quinze mois seulement après leur échec aux législatives. Pourtant, si la défaite socialiste représente bien un sérieux avertissement au gouvernement, peu la considèrent comme une véritable débâcle. Alors que le pays est englué dans une profonde crise économique qui a déjà envoyé 17,4% de la population active au chômage, les socialistes craignaient une «gifle» plus douloureuse. Reste que cette déroute fragilise encore leur position minoritaire à l'Assemblée, alors qu'ils devront bientôt y faire approuver le budget 2010.
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