6 juin 2009
Malgré des vents toujours aussi capricieux, la flotte a réussi à progresser correctement. Du coup, les premiers sont attendus ce matin à Douarnenez... ou plus tard si Eole décide de faire durer le plaisir.
Comme prévu, la première nuit fut calme pour l'ensemble de la flotte. Certes, il a fallu s'armer de patience pour assister au retour du vent vers 4-5heures du matin, mais grâce à une brise de secteur Est, les 74 solitaires ont pu descendre vers l'île de Groix. Par la suite, ce même vent d'Est s'est mis à souffler entre 15 et 20 noeuds, favorisant la descente jusqu'aux Birvideaux.
Collision de nuit
A mi-parcours, Stéphane Le Diraison, auteur d'un mauvais départ, était le premier à virer les Birvideaux à 11h45, suivi, 15 minutes plus tard, de Sébastien Marsset, Xavier Haize, Thomas Ruyant et de l'Allemand Jorg Riechers qu'on n'attendait pas aussi bien placé. En Série, pas de véritable surprise puisque c'est le Hennebontais Davy Beaudart qui menait la danse suivi de Sébastien Roguès, Thibault Reinhart et du Portugais Francisco Lobato. Parti deux heures après tout le monde, le Brestois Pierre Rolland était pointé en 10e position. En revanche, la course s'était achevée prématurément pour deux solitaires, Vincent Barnaud et Brice Aque. En effet, dans la nuit, les deux concurrents sont entrés en collision. Suite aux dégâts constatés (trous dans la coque), les deux skippers ont préféré rallier Lorient.
Bascule et pluie
Pendant ce temps, le reste de la flotte entamait la remontée jusqu'à la pointe du Raz. Si, dans un premier temps, le vent d'est soufflait encore entre 15 et 20 noeuds, il s'est rapidement essoufflé à l'ouest de Groix, 5-6 noeuds. Chez les protos, Le Diraison, Ruyant et Haize étaient toujours devant. La hiérarchie n'avait pas en Série où Rogues, Beaudart et Reinhart se tiraient la bourre. «Dans la nuit, le vent devrait basculer du nord-est ou nord-ouest mais la remontée dans la baie d'Audierne s'annonçait longue et plutôt lente dans un vent n'excédant pas 5 noeuds», expliquait, hier soir, le directeur de course Philippe Coatmeur. Un vent faible et tournant, un peu de pluie: les derniers milles en mer d'Iroise s'annonçaient difficiles. De la force du vent et de sa direction dépendra l'heure d'arrivée des premiers. «Allez, disons entre 6h et 10h», dixit le directeur de course.
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