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Voile

Figaro. Riche d'enseignements

1 juin 2009

Yann Eliès a gagné mais les autres figaristes n'ont pas perdu leur temps sur cette course de 220 milles qualificative pour la Solitaire du Figaro.

Le directeur de course Jacques Caraës embrasse Yann Eliès, le «suvivant des mers du sud» qui va toujours aussi vite. Photo Philippe Eliès

«J'avais un peu peur avant le départ car il y avait du vent», disait Yann Eliès avant le départ. «J'irai sur la Solitaire du Figaro pour la gagne», expliquait le skipper de «Generali», samedi, après sa deuxième victoire en deux courses sur Figaro. Pour les 17 autres figaristes engagés, ce parcours aller-retour en Manche aura également été riche d'enseignements. «Ah oui, c'était intéressant! Sur le chemin du retour, on a passé toutes les voiles d'avant en revue», raconte Gildas Mahé (3e à Concarneau et 5e à l'Aber-Wrac'h) qui a appris des choses sur cette Transmanche.

«Pas inquiet pour lui»

Mahé a aussi compris qu'il allait falloir compter avec les «anciens», les Eliès, Beyou et Le Cléac'h. «Le Chacal va comme un avion sous spi. Malgré des voiles pourries, Beyou est déjà dans le coup. Quant à Eliès, il navigue plus sagement qu'avant mais il est toujours aussi bon et rapide. Je l'ai vu naviguer sous spi sans tangon, ce qui évite d'aller à l'avant... Il invente des nouvelles techniques pour s'économiser. Pour la Solitaire, je ne suis pas inquiet pour lui, il sera dans le coup».

«Ça promet pour la Solitaire»

Dans le coup également, Thomas Rouxel, 2e derrière le «survivant des mers du sud»: «Lui, il va bien et vite. Il est toujours devant». Même s'il a trouvé la montée un peu «chevaux de bois», Armel Le Cléac'h a apprécié la descente. «Disons qu'à l'aller, j'ai testé de choses nouvelles sur le sommeil... Ça n'a pas trop marché, il ne fallait pas aller dormir (rires)». Le Chacal retrouve progressivement ses marques sur le petit monotype. «Ça revient vite. Cela promet pour la Solitaire! Je reviens pour ça, pour cette belle bagarre qui s'annonce». Le skipper de «Brit Air» n'a pas été surpris de revoir Eliès aux avant-postes: «Il a tellement la niaque, l'envie. Il a une bonne vitesse. C'est clair que ce sera un client sérieux sur la Solitaire». «L'envie fait la différence» Eliès, Beyou, Rouxel, Le Cléac'h, Mahé... «N'oubliez pas Desjoyeaux, ni Morvan, Drouglazet, Caudrelier... Ça en fait des skippers capables de gagner la Solitaire», prévient Beyou. Sur la Transmanche, Jacques Caraës n'a pas perdu une miette du spectacle: le directeur de course de la Solitaire était même aux premières loges à bord du Class 40 de Bruno Jourdren. «Je ne suis pas étonné de retrouver les Eliès, Beyou et Le Cléac'h devant. Ils viennent des «gros bateaux» donc ça leur paraît plus simple, plus facile, plus naturel. Le Figaro, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas! Surtout, ils ont envie. Et l'envie, ça fait toujours la différence».

  • Philippe Eliès

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