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Finistère

Plans d'accessibilité. Les Paralysés pointent les retards

30 mai 2009

L'association des Paralysés de France fera le bilan aujourd'hui à Pluguffan de l'avancement des plans d'accessibilité dans les communes. Le dossier traîne trop souvent en longueur.

Thierry Duval, directeur de l'APF, Falid Kebir et Liliane Le Pinvidic, représentants départementaux de l'association, veulent sensibiliser leurs adhérents pour qu'ils deviennent des veilleurs de l'accessibilité sur leur territoire. Photo R.L.

«La loi de 2005 est un sacré défi pour les associations. Nous sommes obligés d'être à la hauteur», explique Thierry Duval, directeur départemental de l'association des Paralysés de France. «D'autant que nous sommes obligés de militer pour faire appliquer la loi», ajoute Liliane Le Pinvidic, représentante du comité départemental. «Nous avons déjà une cinquantaine d'adhérents impliqués dans les commissions d'accessibilité communales ou intercommunales, dit Thierry Duval. Nous voulons installer un réseau de veilleurs de l'accessibilité pour vérifier l'application des textes». «Nous aurions préféré que cette démarche soit portée par la société entière et non pas uniquement par les associations de handicapés», regrette Falid Kebir. Car il y a urgence.

Il reste six mois pour boucler les plans

«Les collectivités ont tardé à prendre en compte la loi de 2005, constate Thierry Duval. Or les échéances sont proches. Au31décembre 2014, l'accessibilité universelle de tous les lieux publics devra être effective». «Dès la fin 2009, les collectivités devront avoir bouclé leur plan d'accessibilité voirie avec un diagnostic de la situation et un échéancier jusqu'à 2014». Le système s'est mis en place lentement. Des commissions d'accessibilité ont été installées. C'était obligatoire dans les communes de plus de 5.000 habitants ou dans les intercommunalités. «Leur travail est plutôt modeste, dit Thierry Duval. Il faut qu'elles s'imprègnent de l'esprit de la loi, c'est-à-dire qu'elles conçoivent un plan d'accessibilité global et non des mesures au cas par cas comme cela arrange souvent les élus». «L'accessibilité est un droit, pas une aumône ou une faveur, rappelle Falid Kebir. Tout le monde est concerné par l'espace public: les familles avec les poussettes, les personnes âgées. Le problème n'est pas une place de parking devant un magasin. L'accessibilité touche jusqu'au plan de circulation d'une ville».

Situations contrastées

Le travail des commissions avance donc plus ou moins bien. «À Quimper, c'est mou, on en est au stade de la définition de l'accessibilité. À Saint-Martin-des-Champs, nous sommes plus avancés dans le diagnostic. Ailleurs, des commissions ont été installées sans que nous soyons même informés, comme à Scaër. À Saint-Pol-de-Léon, la commission ne fonctionne pas bien» illustrent les militants. L'approbation de tous les plans d'accessibilité pour la fin d'année semble donc difficile à atteindre. Et pourtant l'an prochain, un autre chantier sera activé: celui de l'accès aux établissements recevant du public. «La loi était ambitieuse», constate Thierry Duval. Pratique APF: 65, rue de Bénodet, 29000Quimper. Tél.02.98.90.06.10 APF: 87, rue de Gouesnou, 29299Brest. Tél.02.98.42.07.70.

  • Ronan Larvor

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