30 mai 2009
Célèbre pour son pardon et sa basilique, Le Folgoët et ses quelque 3.000habitants avaient été placés sous le feu des projecteurs en 2000, la municipalité de l'époque n'étant pas favorable à l'ouverture d'une école publique demandée par des habitants. Le préfet avait alors tranché en faveur de ces derniers. Cette fois, ce sont les élus qui, à l'unanimité, ont décidé de solliciter l'arbitrage du représentant de l'Etat. Toujours à propos de la question scolaire.
Que les communes des écoliers participent
En l'occurrence, la participation financière des communes de résidence des enfants accueillis dans son école privée (Sainte-Anne-Notre-Dame). Leur nombre n'a en effet cessé d'augmenter ces dernières années pour atteindre, aujourd'hui, près de la moitié des effectifs, soit 121 élèves sur 263(46%). «Une situation, unique, qui a dépassé la limite du raisonnable pour le contribuable folgoatien», a expliqué Bernard Tanguy, le maire, regrettant que certaines communes concernées se contentent d'adresser une fin de non-recevoir à toute demande de participation. S'appuyant sur la loi et désireuse de «garantir la qualité des conditions matérielles de scolarisation des enfants folgoatiens», la commune a donc décidé de demander au préfet d'exiger le versement d'un forfait par les communes ne disposant pas d'école publique. Sept sont concernées(*) pour 25élèves en tout. «Si elles ne donnaient que 400EUR (par élève), nous n'aurions pas ce débat», a assuré Guy Monot, l'adjoint aux écoles. Car, les élus folgoatiens se défendent de chercher le conflit même s'ils sont conscients que cette démarche risque de «défrayer la chronique», comme l'a noté le maire. «Nous souhaitons secouer le cocotier». Et, peut-être, amener les députés - qui, pour l'heure, bottent en touche en invitant les communes à s'arranger entre elles - à se prononcer clairement sur le sujet.
*Kernouës (7 élèves), Saint-Frégant(7), Tréflez (5), Saint-Méen(3), Lanhouarneau (1), Plounéventer(1), Plounévez-Lochrist (1).
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