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Paimpol

Journée sans tabac. Non non non à la cigarette!

29 mai 2009

Pour la journée mondiale sans tabac, le centre hospitalier tenait un stand d'information mardi, aux Halles. Membres de laLigue contre le cancer, infirmière tabacologue et diététicienne cherchaient àsensibiliser les fumeurs sur les aides possibles.

«Expirez longuement puis soufflez doucement». Le test de dépistage du tabagisme est très souvent utilisé par les tabacologues.

«C'est décidé, cette fois j'arrête». Stop à la cigarette et halte à la tentation. Le centre hospitalier organise des consultations pour les fumeurs désireux d'en finir avec le tabac. Suivi collectif ou personnalisé, l'important c'est d'abord d'être bien préparé. «On propose un diagnostic, puis la personne décide de suivre ou pas nos conseils», explique Marie-Françoise Le Roux, infirmière tabacologue.

Difficile le premier mois

Pour le fumeur repenti, le premier mois est le plus dur: quintes de toux à répétition et petite forme. Pas facile donc de résister à l'envie de s'en griller une. En consultation, Marie-Françoise Le Roux apprend à ses patients à limiter les sorties entre amis ou à changer de pièce si le besoin de fumer se fait ressentir. «Faire un sport, du yoga ou de la sophrologie sont aussi des bons moyens pour se détendre, le temps que l'envie de cigarette passe».

Un suivi diététique

Lié à une prise de substituts nicotiniques, le suivi personnalisé du fumeur peut-être complété par les conseils d'une diététicienne. «Lorsqu'on arrête de fumer, on retrouve des saveurs perdues, et avec, l'appétit. On a tendance à grignoter... Pour éviter de prendre trois ou quatre kilos, on préconise aux patients des repas équilibrés. Durant le premier mois de sevrage, je déconseille aussi le café car il appelle trop souvent la cigarette. Mieux vaut boire du thé», préconise OdileLeGuistin, diététicienne au centre hospitalier.

Pas de jugement moral

Conseils et bienveillance dominaient donc mardi. «On n'est pas là pour juger les gens. J'ai fumé pendant des années. Alors que je donnais des cours de pneumologie», sourit Carole Durieux, cadre de santé au centre hospitalier. «Il faut surtout que les fumeurs déculpabilisent. Il n'y a pas de honte à avoir, si l'on rate sa tentative d'arrêt du tabac. Mais ne pas se décourager pour autant. L'effort suivant est souvent récompensé», ponctue-t-elle. Pratique Centre Hospitalier Max Querrien, tél.02.96.55.60.00. Hervé Le Blais, tabacologue, tél.02.96.55.60.55.

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