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Brest ville

Tabac. Des solutions pour arrêter

28 mai 2009

La consultation de tabacologie du service de pathologies professionnelles, à l'hôpital Morvan existe depuis près de dix ans. Chaque année, elle aide des dizaines de fumeurs à se passer de leur cigarette.

Gwenn Tiroir, secrétaire de la consultation; Véronique Le Denmat, médecin et Herveline André, infirmière tabacologue, une partie de l'équipe de la consultation de tabacologie.

La Journée mondiale sans tabac se tiendra dimanche, l'occasion de faire le point avec l'équipe de la consultation de tabacologie du Pr Dominique Dewitte, du service de pathologies professionnelles, à l'hôpital Morvan.

Un patient de 11 ans

Gwenn Tiroir, secrétaire; Herveline André, infirmière tabacologue et le Dr Véronique Le Denmat, médecin, sont toutes les trois d'anciennes fumeuses qui ont réussi à décrocher. Elles savent, pour l'avoir vécue, la difficulté d'arrêter de fumer. La consultation gratuite est ouverte à tous publics, aussi bien les moins de 18 ans ? le plus jeune patient était âgé de 11 ans ? que les plus de 70 ans. «La majorité de nos patients ont entre 30 et 60 ans. Le premier contact se fait lors d'une réunion qui se tient chaque mardi, sur inscription. On reçoit dix à 20 personnes en même temps, pour une information sur la dépendance et sur les méthodes de sevrage». A l'issue de la réunion, des rendez-vous individuels sont fixés à chacun dans la semaine, avec un tabacologue. L'équipe compte une infirmière tabacologue à plein temps et trois médecins à temps partiel, une sophrologue, une psychologue et une diététicienne. Une spécialité importante pour des patients qui craignent beaucoup de prendre du poids en arrêtant le tabac. Un risque réel, le tabac a un effet coupe-faim. «La prise de poids moyenne est de 3kg pour les hommes et de 3,8kg pour les femmes. Certains patients restent stables, d'autres arrivent à en reperdre bien plus, en changeant complètement leurs habitudes de vie. Je me souviens notamment d'une patiente qui avait pris 12kg et qui en a reperdu 14 en se mettant à la course». Les consultations se déroulent au rythme d'une par semaine, au début de l'arrêt et s'adaptent aux besoins de chacun.

Toutes les nicotines

Le traitement de la dépendance physique passe par la prise de nicotine sous toutes ses formes, principalement les patchs mais aussi les gommes à mâcher ou tablettes et même en inhaleur à cartouche qui permet de retrouver le geste du fumeur. Côté médicaments, on trouve le Champix, un produit qui se fixe sur les récepteurs nicotiniques, dans le cerveau; deux comprimés par jour peuvent aider. Ou encore le Zyban, l'antidépresseur qui a fait parler de lui au début des années 2000 mais qui est de moins en moins prescrit en raison des effets secondaires et contre-indications. Certains optent pour l'homéopathie. «La dépendance psychologique est plus difficile à gérer. C'est tout l'intérêt d'une structure comme la nôtre, qui offre une prise en charge globale et un accueil à la carte». Pratique Consultations du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h sans interruption. Réunion du mardi à partir de 17 h 15 éventuellement 17 h 45. Hôpital Morvan bâtiment 2 bis. Inscriptions aux 02.98.22.30.38 ou 02.98.22.37.89.

  • Catherine Le Guen

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