• LeTélégramme.com

Trébeurden

Plante invasive. La renouée du Japon menace

27 mai 2009

Esthétique, la renouée du Japon? Surtout très préoccupante selon OdileGuérin qui propose une réunion d'information sur cette plante invasive présente dans la commune, tant dans le domaine public que privé.

Si la renouée du Japon est classée parmi les cent espèces les plus préoccupantes par l'Union internationale pour la conservation de la nature, car elle n'a pas de concurrence et ne subit aucune prédation, elle est cataloguée en Bretagne «plante invasive avérée» par le Conservatoire national botanique de Brest. «La renouée du Japon est actuellement la plus préoccupante de par les menaces qu'elle fait peser sur la biodiversité et de par la très grande difficulté à l'éliminer une fois qu'elle est installée», explique Odile Guérin, conseillère municipale qui organise une réunion d'information samedi. Originaire d'Asie et introduite aux Pays-Bas en 1825, la renouée du Japon n'est signalée en France qu'en 1939. On la trouve aujourd'hui en Europe, en Amérique du Nord et dans l'hémisphère Sud. Introduite volontairement dans un jardin breton dans les années 60, elle est maintenant présente dans toutes les communes.

Tableau alarmant

Elle est facile à reconnaître par sa grande taille (elle dépasse couramment 2m), sa tige rouge et creuse dressée comme un bambou, ses grandes feuilles ovales mesurant jusqu'à 20cm. «Une fois installée, la renouée va s'étendre comme une tache d'huile. La propagation de ses rhizomes peut progresser de 4m par an, la densité de son feuillage et la sécrétion par ses racines de toxines empêche le développement d'autres plantes. Sans oublier sa très grande résistance (elle peut percer le bitume), sa longévité (un rhizome peut rester en dormance plusieurs dizaines d'années), sa vigueur (un plant peut donner un rhizome de 10m)», explique Odile Guérin.

Stratégie à l'échelle communale

Friande d'atmosphères humides, de sols acides et de situations ensoleillées, on la trouve aussi dans des environnements qui a priori ne lui sont pas favorables, comme des massifs dunaires littoraux. Pour Odile Guérin, une stratégie à l'échelle communale s'impose pour s'en débarrasser. Samedi, elle présentera des solutions: mécaniques (arrachage, fauchage répété, couverture du sol), chimiques (badigeonnage foliaire, injection dans les tiges) et «naturelles» (pâturage).

Pratique Rendez-vous samedi, à 15h, au Centre d'activité plongée route de Goas Treiz puis séance de travaux pratique de 16h à 17h sur le parking du Quellen. Semunir de gants.

© Copyright Le Télégramme 2009