27 mai 2009
La quatrième journée d'action interprofessionnelle pour interpeller gouvernement et patronat face à la crise n'a pas donné lieu, hier, à d'imposantes manifestations, en l'absence d'appel national à des défilés et à des grèves. Seuls les débrayages à la SNCF ont donné une visibilité un peu significative au mouvement que les syndicats considèrent comme un «point d'étape», avant le nouveau «temps fort» du 13juin. De fait, on était très loin du million de manifestants -selon la police- mobilisé dans toute la France les 29janvier ou 19mars. On comptait entre 3.000 et 6.000manifestants selon les sources à Bordeaux, 2.400 à 15.000 à Marseille, entre 400 et 2.500 à Rennes, ou encore, un millier selon la police à Lyon. A Paris, quelques centaines de personnes (200 selon la police) se sont rassemblées. Côté grèves, à la SNCF, le trafic a été perturbé avec 75% et 50% des TER assurés. La direction a fait état de 19,8% de cheminots en grèves. Dans l'Education, le ministère signalait à la mi-journée entre 1,3% et 3,08% de grévistes.
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