25 mai 2009
Après le Tour de Bretagne il y a trois semaines, Julien Fouchard n'a pas laissé passer l'opportunité de «claquer» le Tour du Léon. Vainqueur du chrono à Saint-Pol dans la matinée, le Normand a ensuite déroulé jusqu'à Taulé.
Il n'y a pas de petite victoire. Son succès obtenu sur la 22eédition du Tour du Léon n'a peut-être pas le même éclat que celui décroché au début du mois à Quimperlé, mais Julien Fouchard ne faisait pas la fine bouche, hier à sa descente de vélo. A un degré moindre, bien sûr, le coureur originaire de Coutances avait à nouveau dû s'employer pour résister aux assauts de ses adversaires - ses voisins de Pavilly-Barentin - et encore une fois, le Normand de la formation Côtes-d'Armor - Maître Jacques avait parfaitement contrôlé la situation. A la façon d'un patron. «Ils (les coureurs de Pavilly-Barentin) ne voulaient pas rouler avec moi et moi je ne voulais pas rouler avec eux... C'était un peu tactique et quand Olejnik a vu que je répondais à toutes ses attaques, il a arrêté», racontait-il après avoir «fait le match» avec les hommes de Pavilly toute la journée.
Le chrono devant quatre Normands
Julien Fouchard, pourtant patraque au réveil, avait effectivement débuté son dimanche léonard en remportant le contre-la-montre de Saint-Pol-de-Léon devant... quatre coureurs de Pavilly-Barentin (dans l'ordre Olejnik, King, Pichot et Gougeard). L'étape inaugurale s'étant soldée par un sprint massif, la veille à Sibiril, le nouveau leader de l'épreuve ne devancait ses amis normands que d'une poignée de secondes, celles glanées au chrono (respectivement huit, onze, quatorze et dix-huit) avant le dernier acte et pouvait redouter un roulement d'attaques entre Saint-Pol et Taulé. Il l'a rapidement désamorcé en prenant place dans la grande échappée de l'après-midi (quatorze coureurs sur la partie en ligne puis sept sur le circuit) en compagnie du fidèle Erwan Brenterch.
Le dernier mot à Ragot
Olejnik et Frémin, les deux Normands de Pavilly présents dans le final en compagnie des deux Costarmoricains cités, de Ragot (Super Sport 35) et de Simon (Bic 2000), allaient d'ailleurs rapidement comprendre qu'il n'y avait rien à espérer face à un Fouchard de ce calibre. Le Polonais, meilleur grimpeur du dernier Essor Breton, tentait bien à un petit quelque chose à deux tours de l'arrivée mais le retour express du maillot fluo lui enlevait toutes illusions. Jérôme Frémin essayait alors de se rabattre sur la victoire d'étape, sans succès là-encore: le Super Sport 35 Vincent Ragot, sacré champion d'Ille-et-Vilaine jeudi à Montreuil-sur-Pérouse, enlevait sa deuxième «gagne» en l'espace en quatre jours. Et comme il n'y a pas de petite victoire...
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