25 mai 2009
Malgré un parcours surtout marqué du sceau de la difficulté, le FC Lorient peut encore terminer parmi les dix premiers. Ce qui reste, malgré tout, un beau challenge à relever.
La mémoire du supporter est souvent sélective. Elle ne retient bien souvent que le résultat final d'une saison. Il y a deux ans, à l'issue d'une remarquable saison de retour parmi l'élite, les Lorientais avaient finalement terminé à la quatorzième place après avoir très longtemps flirté avec la dixième. Il était pourtant resté dans les têtes l'idée d'une fin de saison un peu sabordée, alors que la formation de Christian Gourcuff avait perdu à Rennes avant d'être battue au Moustoir sur la plus petite des marges par un PSG supérieurement armé. Ce qui lui avait coûté quatre places finalement et un beau paquet d'argent. L'an passé, une dixième place était venue concrétiser la progression d'un effectif ayant gagné en maturité et qui avait su gérer parfaitement son affaire après un départ effectué sur les chapeaux de roue. Cette saison aurait pu être encore meilleure avec un effectif conservé et les apports de Gameiro et Amalfitano.
Pauvres en points
Un peu de suffisance dès la préparation, des blessures de longue durée parmi les cadres de l'effectif (Vahirua, Saïfi, Marchal, Jallet, Audard...) et des difficultés récurrentes à s'imposer à domicile (cinq succès seulement) ont perturbé le bon ordonnancement de cette formation qui, c'est une certitude, récoltera le plus petit nombre de points de ces trois dernières saisons. Et pourtant, malgré tout, en dépit d'une certaine forme d'usure qui semble atteindre l'ensemble du club, des supporters au président en passant par l'entraîneur et les joueurs, le FC Lorient a toujours la dixième place en ligne de mire. Un succès contre LeMans, qui jouera lui sa peau au Moustoir, permettrait au club morbihannais d'assurer pour la deuxième saison consécutive une place en première partie de tableau.
De l'argent à prendre
Le jeu en vaut donc vraiment la chandelle pour le club de l'élite le plus dépendant, en termes de budget des droits télévisés (lire ci-contre). Avec son stade à faible capacité, son potentiel économique forcément limité, le club lorientais est de toute façon condamné à lutter avec plus fort et plus gros que lui. C'est forcément usant, cela explique certainement les interrogations qui s'exposent au grand jour en ce moment, mais c'est une réalité qui n'est pas appelée à changer, même en cas d'arrivée d'un solide partenaire financier. Pour rappel, le derby de samedi opposait deux clubs dont les budgets respectifs sont estimés à 47et 29MEUR. Un gouffre qui n'explique pas la constance lorientaise dans la déroute mais qui conforte la logique d'une hiérarchie bretonne bien installée.
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