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France

Vélo. Rennes en tête du peloton

23 mai 2009

Rennes est une des toutes premières villes françaises à avoir investi dans le vélo à la carte. Début juin, ce service sera considérablement étoffé avec 900 vélos répartis sur 82 stations. Vannes rejoindra le peloton à la fin juin. Dans les autres villes bretonnes, ça freine.

 Vélo.  Rennes en tête du peloton

Bien avant Paris et son Vélib, Rennes a enfourché très tôt, en 1998, le concept du vélo à la carte. Pendant dix ans ce service, qui était géré par Clear Channel, n'a guère progressé. «On atteignait les 280 utilisateurs par jour, souligne Vincent Le Berre, du service communication de Rennes Métropole. On voulait monter en puissance.» En janvier dernier, c'est Keolis* qui a remporté le marché d'appel d'offres pour un montant de plus de 17millions d'euros.

Pas plus de 300 mètres entre chaque station

Ce groupe, qui a monté un tel dispositif sur Orléans récemment, est déjà présent sur Rennesmétropole. Où il a en charge l'exploitation des bus de la Star mais aussi du métro. Son projet d'intégrer le vélo au schéma global de transport en commun a énormément penché dans la balance. Sur le terrain, cela se concrétisera de la façon suivante: 85% des stations vélos seront situées à proximité d'un arrêt de bus d'une station du Val ou de la gare. La distance séparant deux points Vélostar n'excédera pas 300mètres. Les deux roues seront disponibles 24h sur 24. Devenant ainsi le seul transport public utilisable la nuit. A Paris et à Lyon, ces utilisations nocturnes représentent 20% des emprunts quotidiens de vélos à la carte.

1.285 vélos prévus

Après le déploiement rennais du dispositif, les vélos devraient, dans un second temps, gagner les communes de Saint-Grégoire, Chantepie, et Saint-Jacques de la Lande, où 24 nouvelles stations seront aménagées. Au total, ce sont 1.285 cycles qui seront mis en circulation. Ces nouvelles montures à trois vitesses, très robustes, sont assemblées à Machecoul en Loire-Atlantique. Elles pèsent 19kg et disposent d'une transmission par cardan, de pneus renforcés, d'un antivol et d'un panier. Keolis a prévu de remplacer un quart du parc vélos tous les ans. Les titulaires de cartes de transport en commun pourront les emprunter moyennant un abonnement annuel de 15 à 30euros. Les 30 premières minutes seront gratuites, «pour inciter les utilisateurs à ne pas monopoliser les vélos et à favoriser le turnover», poursuit-on chez Keolis. Ensuite chaque heure sera facturée deuxeuros environ. Les usagers occasionnels, eux, pourront acquitter des abonnements provisoires par carte bancaire, via le net ou le téléphone portable.

Création de onze emplois

Onze équivalents temps plein ont été embauchés pour la gestion du service. «Cela concerne l'entretien du parc, mais aussi la répartition des vélos dans les stations», précise Armelle Billard, chargée de communication chez Keolis. Le groupe admet que cette opération n'est pas des plus rentables. «On travaille sur de toutes petites marges.» En revanche, le vélo est un argument de poids pour conquérir le marché du transport en commun dans certaines agglomérations. Comme dans la Cub de Bordeaux où, en partie, grâce au deux-roues, Keolis a réussi à évincer Véolia début avril.

* Keolis est une filiale de la SNCF.

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