9 mai 2009
Le Tour de Belle-Ile, qui réunira des grands noms de la voile comme Francis Joyon, des régatiers et de simples plaisanciers, a le vent en poupe. 250bateaux sont attendus sur la ligne, ce matin.
A l'heure où l'on constate une érosion du nombre de participants dans de nombreuses épreuves de voile, le Tour de Belle-Ile est en train d'inverser la tendance. Le signe qu'une bonne idée peut séduire tous ceux qui aiment naviguer. Elle mûrissait doucement dans l'esprit de Romain Pilliard, ancien figariste, qui l'a mise en musique avec succès l'an passé. «Elle est née du constat que tous les autres pays d'Europe avaient une grande épreuve de voile open et populaire le Bol d'Or en Suisse, le Tour de l'ile de White, la Gotland Race, La Barcolana à Trieste en Italie. Je croyais à ce concept et j'ai pensé au tour de Belle-Ile car c'est un parcours technique sur une quarantaine de milles. En prime, c'est très beau, donc attractif.» L'an passé, pour la première édition, avec surtout l'info radio pontons pour amorcer l'histoire, il y avait 124 bateaux sur la ligne et des participants séduits à l'arrivée. Ce joli coup d'essai va être amplifié ce week-end ou une armada forte de 250 unités s'élancera de laTrinité ce matin. Dès sa deuxième édition, ce Tour de Belle-Ile Ineum Consulting «se positionne comme la troisième épreuve de voile française en termes de participation (derrière le Spi OF et les Voiles de Saint-Tropez).
Une épreuve ouverte à tous
La particularité de cette épreuve est de réunir des bateaux stars de la course au large (le trimaran Idec ou le mono 60pieds «Brit Air»), des 50 pieds mais également des voiliers de prestige de notre patrimoine comme «Pen Duick» ou un 8 mètres de jauge internationale. «Les régatiers en IRC, en HN et en monotypes retrouveront les adversaires qu'ils cotoient dans d'autres classiques. Au total, il y a 14 catégories. Mais l'ambition était aussi d'attirer des plaisanciers qui ne font pas de régates et qu'ils se sentent à l'aise sur l'eau et après dans une ambiance festive», explique Romain Pilliard. L'après-régate a été également soignée et un grand repas des équipages réunira tous les participants ce soir à LaTrinité. La météo très favorable de ce week-end (vent de nord à nord-est de 10 à 15 noeuds) devrait aussi contribuer à la réussite de cette seconde édition.
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