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France

Nouvelle-Calédonie. Divisions et risque d'instabilité aux élections

9 mai 2009

Paris redoute à l'occasion de ces élections les alliances «précaires», semblables à celles de la Polynésie française qui a connu dix gouvernements en cinq ans. Photo AFP

Des élections provinciales se dérouleront demain en Nouvelle-Calédonie. Les électeurs renouvelleront pour cinq ans les 76 élus des trois provinces (Sud, Nord et Ile) dont 54 siègent également au Congrès. La fragmentation du paysage politique fait craindre une instabilité institutionnelle comparable à celle observée en Polynésie française. La division de la droite non indépendantiste va «trop loin», a affirmé mercredi le président du gouvernement Harold Martin. Il souhaite que «la famille loyaliste» s'engage «à refuser toute coalition avec les indépendantistes, à appliquer l'accord de Nouméa et à abandonner l'idée d'un référendum sur l'indépendance» dès 2014. Partisan d'une «solution consensuelle» avec les indépendantistes à l'issue de l'accord de Nouméa, qui s'achève en 2018, Harold Martin aimerait que les négociations s'ouvrent dès juillet, à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Nouvelle-Calédonie.

Un indépendantiste président?

Même s'ils sont eux aussi divisés, les indépendantistes pourraient, selon une fourchette haute, remporter 25 des 54 élus du Congrès. Dans ce contexte, un appoint de seulement trois élus suffirait pour constituer une majorité. Elu à la proportionnelle par le Congrès, le gouvernement collégial pourrait également être présidé par un indépendantiste.

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