9 mai 2009
Contrairement à certains pays, la médiatisation de la grippe A n'a aucune répercussion sur la consommation française. Au contraire, en comparaison aux années passées, la demande est forte en particulier sur les produits élaborés de grillades. Avec un jour de moins d'activité et six jours de distribution, l'intendance des ateliers de production parvient difficilement à honorer la totalité des commandes. Mais en dépit de l'excellente fluidité du marché intérieur, à court terme, les perspectives d'évolution des prix restent malgré tout dans l'expectative. En raison des fériés, le creux saisonnier de l'offre en production reste encore excédentaire pour une capacité d'abattage réduite. Et, côté européen, l'ambiance se gâte, toutes les références de prix extérieurs sont négatives. En viande, les ventes à l'export se négocient à des tarifs inférieurs et pour des volumes nettement plus limités. En revanche, pour les ventes en vif, le besoin d'appoint pour l'approvisionnement de quelques abattoirs belges et hollandais permet de commercer et ainsi d'alléger le poids de l'offre régionale.
Tarifs maintenus
Le prix d'achat en production perd 0,3 centime, cotation à 1,197 EUR base 56 TMP. Les abattages devraient dépasser les 340.000 porcs pour un poids moyen de carcasse à 92,100kg (+100g), signe que les offres sont moindres et que le surnombre des annonces est une anticipation des sorties d'élevages liée aux fériés. Avant le nouveau grand week-end du Jeudi de l'Ascension, la semaine prochaine sera pleine et volumineuse en activité. Le malaise du moment est davantage lié aux difficultés de ventes extérieures qu'au marché intérieur où, globalement, le commerce est actif et fluide, sans la moindre gêne de stocks de viande congelée. Saucisserie et viandes de grillades achalandent les rayons. Les secteurs de la salaisonnerie et de la fabrication font le plein de leurs achats afin d'anticiper les prochains fériés, tout comme les ateliers de découpe, tranchage et conditionnement. Sur les pièces de découpe, les tarifs, sur le marché intérieur, ont été reconduits pour tous les morceaux. En revanche, pour les ventes à l'export, les prix ont été négociés à la baisse.
Moins d'exportations
Bien que le 8mai ne soit pas férié dans les autres pays de l'Union, la plupart des marchés européens annonçaient jeudi, alors que les cotations n'étaient pas établies, quelques signes de faiblesse. Le marché espagnol, victime de l'embargo russe, a suspendu ses achats extérieurs en vif. En Allemagne, malgré une forte activité de l'abattage, le marché reste encombré par des offres chargées et des écoulements de viande pour le moins laborieux. La Grèce et l'Italie ont suspendu leurs achats de carcasses. Baisse des prix sur la Grande-Bretagne, malgré une meilleure tenue de la livre.
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