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Quimper ville

Marges excessives. Quinze agriculteurs à Géant

8 mai 2009

Répondant à un mot d'ordre national, une quinzaine de jeunes agriculteurs du Finistère se sont rendus hier à l'hypermarché Géant. Objectif: alerter les consommateurs sur les marges abusives.

Hier en fin d'après-midi, de jeunes agriculteurs ont alerté les consommateurs sur les marges abusives pratiquées par la grande distribution et qui grèvent leurpouvoir d'achat.

Près de quinze jeunes agriculteurs du Sud-Finistère se sont retrouvés sur le parking de l'hypermarché Géant vers 17h30. L'action, lancée au niveau national, vise à alerter les consommateurs sur les «prix pratiqués dans la grande distribution».

Mauvaise répartition des marges

Accueilli par le directeur du magasin, le groupe a pu distribuer des tracts à la clientèle à l'entrée de la grande surface. «Nous voulons montrer la différence entre le prix versé au producteur et le prix que paye le consommateur». Le salarié d'un producteur de lait expose: «Aujourd'hui, le prix du lait est acheté 0,30 EUR au producteur. À ce tarif-là, je peux avoir des craintes pour mon emploi dans les mois à venir. Le prix moyen du litre de lait est vendu 1,50 EUR en produit de marque, 0,75 EUR en produit discount ou marque distributeur. Pour le porc, c'est pareil. Le prix versé à l'agriculteur est de 1,40EUR. Le consommateur va payer le jambon 12 EUR le kilo. La répartition des marges n'est plus égalitaire», dénonce-t-il.

«Qui se gave?»

«Qui se gave? Cherchez l'erreur». Les jeunes agriculteurs ont invité la clientèle à voir les différences entre le prix payé au producteur et le prix par le consommateur par produit sur le site ouvert il y a quelques jours: www.quisegaveleplus.com «Nous menons un combat commun avec les consommateurs dans un contexte de crise globale», insiste Jean-Marie Mingam, président des Jeunes agriculteurs du Finistère. «Dans certains cas, du producteur au consommateur, le prix est multiplié par dix. Il y a un gros problème au niveau de la répartition des marges. C'est la grande distribution qui se paye la part du lion. Elle fait aujourd'hui blocage à l'action de l'observatoire des prix et des marges. Ce n'est plus acceptable». De rares échanges ont pu avoir lieu avec les consommate
urs, inquiets et préoccupés par leur pouvoir d'achat.

  • C.T.

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