7 mai 2009
La commémoration de la Victoire de 1965 aura lieu demain. L'occasion de se souvenir de Jean Le Brun, dont les actes de bravoure sont peu connus. Jean Le Brun, homme de convictions a servi la France et milité au parti communiste français, toute sa vie. Il fut maire du Guilvinec de 1965 à 1983, après avoir été premier adjoint de Marc Scouarnec, de 1945 à 1965. En 1945, il était libéré du camp de concentration de Buchenwald où était aussi interné Marcel Dassault. Jean Le Brun et son camarade Roger Arnould ont sauvé la vie du grand capitaine d'industrie.
Un homme engagé
Jean Le Brun, né en 1905, avait déjà pris les armes en 1936, engagé dans la guerre d'Espagne, aux côtés de l'armée républicaine. Ses acquis d'officier radio, exercé dans la Marine marchande ont tôt fait d'être mobilisés, avant qu'il ne s'engage, non sans risques, dans le conflit de la seconde Guerre Mondiale. En 1939 il rapatriait sa femme et ses deux aînés au Guilvinec, avant de s'engager dans la résistance française. En 1941, à la naissance de son troisième enfant, Jean Le Brun, sa femme et Maxime alors tout bébé, faisaient venir de Paris, un poste émetteur, aussitôt caché dans la cheminée du penty guilviniste, rue de la Palue. En février1943, Jean Le Brun était arrêté. Transitant par Quimper, Rennes, Poissy et Compiègne, il rejoignait l'enfer de Buchenwald.
Marcel Dassault sauvé
À Buchenwald était aussi interné, depuis août1944, Marcel Bloch, qui prit ultérieurement le nom de Dassault (nom de guerre de son frère). Ingénieur et constructeur d'avions, il avait refusé de rejoindre une usine d'armement allemande et risquait sa vie. Le comité protecteur et clandestin des Français du camp, dont Jean Le Brun et Roger Arnould également internés, retrouva Marcel Bloch, atteint de diphtérie, au sein d'un convoi à destination de l'Autriche, à pied. Au prix de ruses et de risques énormes, Marcel Bloch-Dassault fut soustrait à une mort certaine.
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