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Bretagne

Bretagne. L'ancien "M.Tourisme" touche 404.000 EUR de prime de licenciement

6 mai 2009

Il y a un an, le directeur du Comité régional du tourisme était licencié. La séparation a été négociée à l'amiable. À la clé : des indemnités de 404.000 EUR, un « parachute doré » selon le Canard Enchaîné.

Cela faisait 29 ans que François Vertadier avait été appelé au comité régional du tourisme, une émanation du conseil régional constituée sous forme associative. C'est d'ailleurs la Région qui apporte l'essentiel de son budget (70 à 75 %), le reste de ses ressources provenant des deux sociétés qu'il a créées (la régie publicitaire qui édite ses brochures, et l'agence de voyages « Formule Bretagne », basée à Paris). 

« Un nouveau souffle »

Pourquoi la Région a-t-elle voulu se séparer de son « M. tourisme », alors âgé de 61 ans ? « Nous avons considéré que ce n'était pas la personne la plus appropriée pour mettre en oeuvre le schéma régional du tourisme que nous avons élaboré », explique Georgette Bréard, vice-présidente de la Région chargée du tourisme et présidente du comité régional. « Les enjeux étaient majeurs pour la Bretagne, il fallait trouver un nouveau souffle » après une baisse de la fréquentation constatée depuis trois ans. 

Salaire d'administrateur

Mais, à part ce nouveau souffle que le directeur était jugé incapable d'apporter, l'élue ne fait état d'aucun grief qui aurait pu être tenu à son encontre. Bien sûr, sa rémunération était élevée. La Chambre régionale des comptes l'avait d'ailleurs souligné dans un rapport établi voici trois ans. « Il s'agissait d'une simple remarque », précise Georgette Bréard en indiquant que son salaire était basé sur le traitement d'un administrateur civil (le grade le plus élevé de la fonction publique, obtenu à la sortie de l'Ena ou sur concours interne) soit de l'ordre de 8.000 EUR mensuels. « La rémunération du nouveau directeur n'atteint pas ce niveau », ajoute-t-elle. 

« Il était difficile de faire autrement »

Certes, l'élue reconnaît que l'enveloppe de départ peut paraître élevée, avec les 164.000 EUR d'indemnité conventionnelle à laquelle l'ex-directeur avait droit, auxquels s'ajoutent 240.000 ¤ négociés par l'intermédiaire d'avocats. « Il était difficile de faire autrement », estime Georgette Bréard en rappelant qu'aucune faute n'était reprochée à François Vertadier, et que les 29 années d'ancienneté ont bien sûr pesé lourd dans la balance. « Nous souhaitions que cela se passe dans le calme », ajoute-t-elle en regrettant le début de polémique auquel donne lieu ce coûteux licenciement.

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