6 mai 2009
Une quinzaine de sages-femmes sont descendues, hier après-midi dans la rue, afin d'attirer l'attention sur la situation de leur profession. Elles réclament une meilleure reconnaissance de leur statut.
En blouse rose - ou bleue pourleseul homme exerçant la profession au centre hospitalier de Cornouaille - les sages-femmesontmanifesté, hier après-midi encentre-ville, pour réclamer«l'intégration universitaireàpart entière de la filière sages-femmes ainsi qu'une reconnaissance de leur identité professionnelle médicale à part entière».
Reconnaissance de leur formation universitaire
«En 2001, on avait fait grèvependant un mois à propos denos compétences non reconnues et on avait obtenu des responsabilités plus importantes etl'intégration dans un cursus médical carla première année de formationest commune avec médecine et dentaire. C'était un premier pasmais cela s'est arrêté là», souligne Marine Ruffat, l'une dessages-femmes en grève. Aujourd'hui, elles demandent la reconnaissance de leurs cinq années d'études au niveau universitaire, ce qui leur permettrait de faire évoluer la profession, en ayant un accès direct à la recherche ainsi qu'à l'évaluation scientifique des pratiques et d'obtenir ainsi une revalorisation des actes des sages-femmes mais aussi des gardes de nuit et du travail le week-end.
Ambiance bon enfant
Dans une ambiance bon enfant, les grévistes ont interpellé les passants en distribuant des tracts et en leur proposant de tester leurs connaissances sur la profession par le biais d'un quiz. La sage-femme a notamment les compétences pour pratiquer, seule, le suivi médical de la grossesse normale: de la déclaration à la visite post-natale, y compris les échographies, mais aussi l'accouchement normal ou le suivi de la jeune maman et du nouveau-né. Elle est aussi compétente pour dépister une situation à risque et, en cas de grossesse pathologique, elle peut pratiquer des actes sur prescription du médecin. Ce mouvement très suivi au centre hospitalier fait suite à un préavis de grève déposé par l'ONSSF, le syndicat majoritaire défendant l'intérêt de tous les modes d'exercice de la profession, à l'occasion de la 19e journée internationale des sages-femmes. La profession compte en France 23.000 sages-femmes exerçant dans les maternités publiques ou privés ainsi qu'en PMI ou libéra
les. Il manquerait, aujourd'hui, environ 5.000 sages-femmes pour accompagner les futurs parents de manière optimale et respecter leur choix.
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