6 mai 2009
Entre le Nouveau parti anticapita- -liste d'Olivier Besancenot et le Parti socialiste, le Front de gauche veut renverser le rapport de force actuel à gauche et contribuer à bâtir une Europe sociale.
Constitué du Parti communiste, du Parti de gauche (formé autour de l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon), de la Gauche unitaire (qui réunit des dissidents du NPA en désaccord avec la stratégie électorale de ce parti), ainsi que de groupes politiques locaux comme Brest nouvelle citoyenneté ou l'Autre gauche de Plouzané, le Front de gauche s'est formé dans la perspective des européennes du 7juin. Sa tête de liste dans la région Ouest est l'économiste Jacques Généreux.
«Devenir un ?Front populaire?»
Les membres de son comité départemental ont affiché, mercredi, à Brest, des objectifs ambitieux, comme «devenir rapidement un ?Front populaire?» ou «renverser le rapport de force à gauche en mettant fin à l'hégémonie du PS». Selon les militants du Front de gauche, «la première lutte en ce moment, c'est le vote. Il faut faire de ces élections un référendum sur le traité de Lisbonne, après le coup d'État démocratique orchestré par Nicolas Sarkozy qui est passé par-dessus le ?non? des citoyens au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel en faisant ratifier un traité équivalent par le Parlement, avec le soutien du PS et des Verts».
«Pas des souverainistes»
Mais, assurent-ils, «nous ne sommes pas des souverainistes: nous sommes pour l'Europe, mais pour une Europe sociale, humaniste, écologiste et féministe». Une proposition parmi d'autres: «Créer un pôle financier public européen qui évitera que se reproduise une crise comme celle que nous traversons actuellement et dont sont responsables les politiques libérales qui dominent en Europe».
Pratique Meeting du Front de gauche le 27mai à20h30 salle de la maison des Syndicats, à Brest. Blog: finistere.soutiens. frontdegauche.eu
© Copyright Le Télégramme 2009