2 mai 2009
La cour d'assises de Haute-Garonne a acquitté, jeudi, Jacques Viguier. Ce professeur de droit toulousain était jugé pour le meurtre de son épouse, disparue en 2000 et dont le corps n'a jamais été retrouvé.
«Maintenant, je vais profiter de mes enfants. C'est extraordinaire, c'est une nouvelle vie qui commence.» Jacques Viguier, professeur de droit toulousain accusé du meurtre de son épouse disparue en 2000 et dont le corps n'a jamais été retrouvé, a été acquitté, jeudi, par la cour d'assises de Haute-Garonne. A l'issue d'un procès de deux semaines où il comparaissait libre, Jacques Viguier, 51 ans, qui a toujours nié avoir tué son épouse, est sorti du tribunal étreint par ses trois enfants.
Dans l'attente d'un appel
Les enfants ont beaucoup joué dans le choix des jurés selon Me Guy Debuisson, avocat des parties civiles: «Ce sont ses enfants qui l'ont sauvé. Je ne pense pas que le jury le pense innocent, il a considéré qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves. Les jurés ne voulaient pas priver les enfants de leur père alors qu'ils sont orphelins de leur mère. La sensiblerie l'a emporté sur l'intime conviction», a-t-il ajouté. Malgré ce verdict, Jacques Viguier sait qu'il reste «une épée de Damoclès au-dessus de sa tête»: un éventuel appel du Parque, promis par l'avocat des parties civiles. L'avocat général, Marc Gaubert avait requis une peine de 15 à 20ans de réclusion criminelle, faisant état de «présomptions très graves, précises et concordantes qui, additionnées, font une certitude». «Pour l'appel, a-t-il dit à l'énoncé du verdict, nous déciderons la semaine prochaine. Rien n'est pressé».
«Le combat continue»
Suzanne Blanch épouse Viguier, mère des trois enfants du couple, avait disparu le 27février 2000 après avoir été raccompagnée à son domicile vers 4h30 par son amant, à la veille d'un rendez-vous avec un avocat pour entamer une procédure de divorce. Jacques Viguier ne signalera sa disparition que trois jours plus tard, expliquant que le couple faisait chambre à part. En mai2000, Jacques Viguier avait été mis en examen et écroué avant d'être remis en liberté neuf mois plus tard. «J'étais venu pour savoir où était Susi, je ne le sais toujours pas, pour moi le combat continue», a lancé l'amant de Susi Viguier, Olivier Durandet, qui préfère le terme «compagnon», car selon lui, Susi avait cessé toute relation avec son mari.
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