30 avril 2009
Face à des Alsaciens qui n'ont pas encore renoncé au podium, les Guingampais voudront s'imposer ce soir pour plaire à leur public et préparer leur finale de Coupe de France à Paris dans une semaine.
«A une semaine d'une finale qu'on attend tous, ce match contre Strasbourg reste beau à jouer», confie Yves Deroff. Le latéral guingampais connaît bien la maison alsacienne, dont il a porté les couleurs pendant cinq saisons.
«Renouer avec le succès»
«Il ne faut pas passer à côté de ce match, poursuit Deroff. Il est important de renouer avec le succès après notre défaite à Tours. C'est l'occasion aussi pour nous d'assurer un peu plus le maintien. Et puis, comment mieux préparer notre finale qu'en gagnant ce match? Pour la confiance et la sérénité, c'est l'occasion de se mettre dans des conditions idéales.» Les Guingampais l'assurent: ils ne laisseront pas tomber ce match contre Strasbourg. D'autant moins que Victor Zvunka leur met une sacrée pression. «Pour notre public qui mérite d'être récompensé, il est important de bien jouer cette rencontre. Jouer sans calculer est la meilleure façon d'éviter les blessures et les cartons», confie le coach breton. Il s'attend à un match tonique. «A cinq journées de la fin, Strasbourg est à la lutte pour monter. Compte tenu du programme des autres équipes engagées dans cette course à l'accession qui jouent chez elles, Strasbourg est presque obligé de venir gagner ici. On avait mérité notre victoire au match aller (0-2). Mais c'était à une période où Strasbourg était dans une passe difficile et avait des blessés et des suspendus», poursuit-il. Pour Zvunka, la meilleure façon de préparer la finale est de gagner le match qui la précède. «Je suis très satisfait de jouer ce match», conclut-il, assurant, sans la dévoiler, qu'il «alignera sûrement la meilleure équipe possible contre Strasbourg». Pour ce faire, il récupère les joueurs absents samedi dernier à Tours (Oruma, Eduardo, et Soumah) et conservait hier les 16 joueurs qui ont effectué le voyage en Touraine. Une façon comme une autre de garder tout son monde sous pression et de réfléchir jusqu'à l'ultime entraînement de cet après-midi.
Furlan compte sur l'état d'esprit
«Strasbourg est une équipe compétitive qui a connu un coup de moins bien en début d'année. Elle a réussi à se ressaisir mais a concédé récemment deux défaites consécutives qui ont fait très mal, et un nul à domicile contre Metz. Elle a perdu un peu d'entrain et ça devient difficile pour elle de monter sur le podium», analyse, de son côté, Yves Deroff. En Alsace, Jean-Marc Furlan y croit pourtant encore, même s'il reconnaît que son équipe a de moins en moins de droit à l'erreur. «Notre match contre Metz a été rassurant, dit-il. Car même s'il nous manquait des titulaires (Shereni et Cohade notamment), l'équipe a eu un bon état d'esprit, a été solide et n'a rien lâché.» Après Guingamp, qui lui «a fait la plus grosse impression», Strasbourg recevra Amiens, voyagera à Boulogne, accueillera Reims et rendra visite à Montpellier. Un programme corsé qui fait penser que Steven Pelé et Harlington Shereni, qui connaissent bien, et pour cause, la maison guingampaise, feront tout, demain soir à Roudourou, pour éviter une défaite qui serait synonyme de désillusion.
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