• LeTélégramme.com

Quimper ville

Cummins Filtration. Vrais ou faux intérimaires?

30 avril 2009

Le plan social chez Cummins Filtration doit être officialisé ce matin. Les syndicats s'interrogent sur un «recours abusifà l'intérim depuis 2006».

Pour les salariés, «le plan social ne se justifie pas». (Photo d'archives)

CGT et CFE-CGC, les deux syndicats présents chez Cummins Filtration à Quimper, appellent ce matin, à 9h, les salariés à se mobiliser alors que va s'ouvrir la deuxième réunion extraordinaire du comité d'entreprise. À l'ordre du jour: l'annonce du contenu du plan social et sa méthode.

«Le plan social ne se justifie pas...»

Le syndicat de l'encadrement réaffirme que «même en ces temps de crise économique, le recours à un plan social ne se justifie pas». Pour sa part, la CGT affiche que «la direction a fait remonter 24millions d'euros», vers la maison mère américaine. «Cette distribution revient à remonter la quasi-totalité des marges de manoeuvre de trésorerie dont disposait la société qui lui aurait permis d'absorber largement ces pertes en 2009».

Intérim: «Caractère massif et constant...»

Après s'être interrogés sur des transferts d'activité vers d'autres sites, les deux syndicats pointent aussi le recours à l'intérim utilisé par Cummins Filtration. Fin 2008, 120 postes d'intérimaires avaient été supprimés. Le 22avril dernier, les syndicats ont rencontré l'inspection du travail et ont apporté un soutien à sa démarche lors d'un vote «à l'unanimité du comité d'entreprise», indiquent-ils. «L'inspecteur du travail suit de près l'emploi du personnel intérimaire et dénonce depuis plusieurs années le caractère massif et constant de ces emplois», indique la CGT. «L'inspecteur a informé la direction du fait que si une part significative des postes ainsi pourvus était liée à une activité normale et permanente de l'entreprise, ils n'auraient pas dû être durablement pourvus en intérim mais en CDI», ajoute la CFE-CGC.

Intégration dans le plan de sauvegarde?

Ce qui poserait pour les syndicats la question de l'intégration des intérimaires dans le plan de sauvergarde pour l'emploi. «S'ils faisaient partie du PSE, ces personnels de faible ancienneté seraient probablement les premiers licenciés, mais ils bénéficieraient des indemnisations, des possibilités de reclassement et des mesures d'accompagnement prévues», précise la CFE-CGC.

  • Jacky Hamard

© Copyright Le Télégramme 2009