29 avril 2009
Pas de grande manifestation, mais plusieurs oppositions exprimées, hier à Quimper, à au moins certains points du projet de loi «Patients Hôpital Santé Territoires».
Plus d'une vingtaine de militants associatifs, syndicaux et politiques de gauche et d'extrême gauche ont affiché, hier soir, devant les grilles de la préfecture, leur opposition à la loi Bachelot sur la réforme de l'hôpital. Sur la banderole de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité, un seul message en lettres rouges: «Touche pas à mon hosto»! Une petite délégation a remis en préfecture une motion signée par une quinzaine de comités d'usagers d'hôpitaux, syndicats (CNT, Sud Solidaires), partis politiques (Alternatifs, NPA, Verts, PS, PCF, UDB) et le planning familial. Ils y exigent «le retrait de la loi Bachelot qui met en danger les hôpitaux» et revendiquent «un système de santé solidaire».
Première à Gourmelen
Tonalité comparable du côté de l'établissement public de santé mentale Étienne-Gourmelen, où «l'ensemble des praticiens» ont manifesté hier, en assemblée générale, leur «opposition à la loi Hôpital Patients Santé Territoires». Ils ont décidé «de rejoindre la mobilisation du 1ermai sur Quimper». «Intersyndicale et médecins de Gourmelen en même temps dans la rue, c'est une première» s'est réjoui, hier soir, devant la préfecture, la militante Sud Santé Janine Carrasco.
Motion soutenue au Chic
Quant aux médecins du centre hospitalier de Cornouaille (Chic), leurs représentants ont soutenu à huis clos, mardi dernier, la motion de la conférence nationale des commissions médicales d'établissement des centres hospitaliers et des CHU. «Nous demandons que le volet sur la gouvernance soit rectifié», a commenté hier son président Gilles Méhu. «Le grand problème pour le corps médical c'est de confier toutes les manettes au directeur, qui pourrait être un commercial dont la seule préoccupation serait l'équilibre financier de son établissement. Quelles garanties aurons-nous sur le respect, dans ses orientations politiques, des intérêts de santé publique au service des populations», s'inquiète Gilles Méhu. Le directeur du Chic, Jean-Roger Pautonnier, estime «que l'administration doit se mettre au service du projet médical, car plus on s'éloigne des lits des patients moins on prend les bonnes décisions». «Les arbitrages se font ensemble, un chef d'établissement ne peut pas faire sans l'opinion, la coopération, la cosignature des membres de son conseil exécutif», assure-t-il.
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