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Vannes ville

Série de vols à l'étalage. Deux mois de prison avec sursis

28 avril 2009

Rares sont les personnes jugées en comparution immédiate n'ayant pas d'antécédents judiciaires. Les «primodélinquants» - pour reprendre le terme utilisé dans l'univers de la justice - sont plus souvent remis en liberté après leur garde à vue etconvoqués au tribunal à une date ultérieure. Or, tel n'est pas le sort réservé par le parquet à deux jeunes prévenus traduits hier après-midi en correctionnelle pour la première fois. «Ce choix de les faire juger rapidement s'explique par la volonté de mettre un terme à un engrenage», explique Cécile Lony, représentante du ministère public à l'audience. Face à elle, un jeune homme et une jeune femme comparaissent dans le box sous escorte policière. On leur reproche une série de vols à l'étalage commis samedi dernier à Vannes et à Pluneret. Leurs cibles: des vêtements, des sous-vêtements, des flacons de parfum entamés, une bouteille d'alcool, un téléphone fixe, du déodorant... «Je n'ai pas beaucoup d'argent. Je voulais me faire plaisir à moi ainsi qu'à ma fille», déclare la jeune femme qui a mis au monde une petite fille il y a deux mois. Elle jure qu'elle n'a jamais volé auparavant et qu'elle ne le refera plus. Pourtant, on a retrouvé dans son sac à main une pince coupante susceptible d'être utilisée pour se débarrasser d'antivols.

Une pince coupante dans le sac à main

Elle nie aussi avoir prémédité les vols avec l'autre prévenu. Tous les deux circulaient pourtant à bord d'une même voiture avec leurs compagnons respectifs. «Ça s'est fait comme ça», disent-ils. Le parquet s'étonne que les deux acolytes se soient déplacés à Pluneret pour aller faire leurs courses etnote que tous les magasins visités étaient «dépourvus de vidéosurveillance». Le tribunal les condamne à deux mois de prison avec sursis.

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