28 avril 2009
Le procès de Ramiz Iseni, 48 ans, accusé du meurtre de Sophie Gravaud, une jeune femme de 23ans dont la mort, en avril2007, avait provoqué une grande émotion dans la région nantaise, s'est ouvert, hier, devant la cour d'assises de Nantes dans une salle d'audience comble. «L'enjeu du procès est de savoir exactement ce qui s'est passé cette nuit-là», a déclaré MeCabioch, avocat de la mère et du beau-père de Sophie Gravaud. «Il reste quelques zones d'ombre dans ce dossier. Mais elles ne seront peut-être pas éclaircies pendant ce procès», a indiqué, de son côté, l'avocat de l'accusé, Me Stefan.
Accusé d'une autre agression
Ramiz Iseni, Bosniaque d'origine, qui s'exprime difficilement en français, est assisté de deux interprètes. Aucun témoin n'a pu être cité pour l'examen de sa personnalité, mais sa femme, Bukurija, qui a obtenu un non-lieu après avoir été mise en cause dans un premier temps, sera appelée à la barre en tant que témoin. Hier après-midi, la cour d'assises s'est également penchée sur une autre agression reprochée à Ramiz Iseni, le viol et l'agression sexuelle d'une autre jeune fille de 17 ans, commis avant le meurtre de SophieGravaud. Le procès doit s'achever jeudi soir.
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