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Economie

Emploi. Pas d'embellie avant fin 2010

28 avril 2009

Le nombre de chômeurs français a progressé de 2,3% en mars (+63.400). Un résultat d'autant plus inquiétant que l'embellie ne devrait pas intervenir avant la fin de l'année 2010.

Mois après mois, on approche du demi-million de chômeurs de plus depuis le retournement brutal du marché du travail en août2008 (+429.900). La hausse du mois de mars porte à elle-seule à 2,44millions le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité), un chiffre qui s'est aggravé de 2,1% sur un an. En incluant les départements d'outre-mer (DOM), la catégorie A comptait fin mars 2,634millions de personnes. Mais au total, ce sont bien 3.480.700 chômeurs (3,7millions avec les DOM) qui sont inscrits à Pôle emploi, y compris ceux qui exercent une activité réduite (catégories A, B, C). Cela représente une hausse de +13,3% en un an.

La facture des plans sociaux

Un tiers des chômeurs exercent en effet une activité réduite, souvent peu ou pas qualifiée et précaire, pour garder un pied dans le monde du travail. Après les fins de CDD et d'intérim, la facture des plans sociaux a aussi commencé à tomber. A ce titre, le chiffre de mars correspond au ralentissement de l'activité et de l'embauche. Même les cadres, plus à l'abri que les intérimaires, sont touchés.

Un an de décalage

L'ampleur des inscriptions au chômage peut aussi être interprétée comme le signe d'une mutation économique, qui rend difficile de prévoir quels emplois seront créés après la crise. «Patience», souligne de son côté Christine Lagarde, car «les experts évaluent à quatre trimestres le décalage entre la reprise de l'économie et la reprise de l'emploi».

Cinq catégories

Pour la seconde fois, ces statistiques adoptent une nouvelle présentation. Les huit catégories (1 à 8) sont remplacées par cinq (A, B, C, D et E) qui ne recouvrent plus exactement les mêmes réalités. La nouvelle catégorie A plus fréquemment utilisée regroupe les demandeurs d'emploi à la recherche de tout type de contrat de travail et n'ayant pas du tout travaillé dans le mois. Elle correspond aux anciennes catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite.

Pôle emploi. Retour à la normale sur le 3949

«Aujourd'hui, en Bretagne, 83% des personnes qui nous contactent ont un conseiller immédiatement. Par ailleurs, le gouvernement et Pôle emploi ont réussi avec les opérateurs de téléphonie à permettre à des demandeurs d'emploi, même quand ils appellent de leur mobile, d'avoir un coût d'appel de 0,11 centime la minute. Cela a été résolu, c'était un des problèmes qui avaient été rencontrés en début d'année. Aujourd'hui, qu'on appelle d'un portable ou qu'on appelle d'un fixe, Pôle emploi, c'est 0,11 centime un appel unique.»

Nette aggravation en Bretagne

La Bretagne accuse de mauvais résultats sur le marché de l'emploi au mois de mars. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle emploi a progressé de 3,2% à 102.600 chômeurs. Une évolution proportionnellement bien plus forte que dans le reste de la France (+2,3%). L'évolution est particulièrement forte dans le Morbihan (+4,7%) et l'Ille-et-Vilaine (+4%) tandis que les Côtes-d'Armor (+1,7%) et le Finistère (+2,1%) affichent des tendances inférieures à la moyenne nationale. Toutes catégories confondues (ABCDE), ce sont 184.686 Bretons qui sont inscrits sur les listes du Pôle Emploi. Un chiffre qui s'est aggravé de 13,7% sur un an.

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